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09/02/2011
ATELIERS
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PARCOURS ET PUBLICATIONS
PARCOURS ET PUBLICATIONS DE CLAUDE BER OCTOBRE 2011
Claude Ber, née à Nice, vit à Paris. Poète, auteur dramatique. Parmi ses publications en poésie: La Mort n’est jamais comme (Prix International de poésie Ivan Goll), L’Inachevé de soi (peintures P. Dubrunquez), Méditations de lieux (photographies d’Adrienne Arth), Sinon la Transparence, Éd. de l’Amandier, Vues de vaches (photographies C. Derouineau) Éd. de l’Amourier, Le livre, la table, la lampe Ed. le Grand Incendie, Lieu des Epars, Ed. Gallimard. En théâtre : La Prima Donna suivi de L’Auteurdutexte, Orphée Market Éd. de l’Amandier. A cela s’ajoutent livres d’artistes (Estampillé, Boites noires Ed. Transignum, A l'angle, dessins de Serge Chamchinov etc.), ouvrages collectifs (Richesse du livre pauvre, Ed. Gallimard, La sagesse, Ed. Autrement, Aux passeurs de poèmes Ed. CNDP/Le printemps des poètes, Burqa? Ed. le Chèvre Feuille Etoilée etc) et catalogues d’art.
Présente dans de multiples revues, sites et anthologies (Couleurs femmes éd. Le Castor astral, Métamorphoses, L’Année Poétique 2008 et Anthologie Poésie de langue française Ed. Séghers, Anthologie BIPVAL, Action poétique 2011 etc), C. Ber donne de nombreuses lectures et conférences en France et à l’Etranger (festivals de poésie, universités etc.) rassemblées dans Libres paroles Ed. le Chèvre Feuille Etoilée. Agrégée de Lettres, elle a enseigné les lettres et la philosophie en lycée et en université puis occupé des fonctions académiques et nationales, et intervient actuellement à Sciences Po. et à la Sorbonne. Membre de nombreuses associations, présidente du Jury Forum Femmes Méditerranée, elle joint à sa création littéraire des actions dans les domaines de la culture, de la défense des droits des femmes et des droits humains. L’ensemble de son écriture « considérable par son unité d’inspiration comme par sa richesse lucide » (Marie Claire Bancquart, Autre Sud n°42) et son parcours lui ont valu d’être décorée de la Légion d’Honneur. Site www.claude-ber.org
PRINCIPAUX OUVRAGES
Lieu des Epars Ed. Gallimard 1979 Indianos Ed. Cahiers de l’Égaré 1990 Alphabêtes, Ed. Lo Pais d'Enfance 1999 Monologue du preneur de son pour sept figures Ed. Via Valeriano-Léo Scheer 2003 Orphée Market Ed. de l’Amandier, 2005 La Prima Donna suivi de L'Auteurdutexte 1996 réédition Ed. de l’Amandier 2006 Sinon la Transparence 1996 réédition Ed. de l’Amandier 2008 Le nombre le nom, poésie, illustrations Claire Laporte, Editions Ficelles 2009 Vues de vaches, poésie, photographies de Cyrille Derouineau, Éditions de l’Amourier, 2009 L’Inachevé de soi, poésie, peintures Pierre Dubrunquez, Editions de l’Amandier 2010 Méditations de lieux, poésie, photographies Adrienne Arth, textes C. Ber, J. Gardes, A. Arth, Éd. de l’Amandier 2010 Le Livre, la table, la lampe, Éditions le Grand Incendie 2010 Libres paroles II, recueil de conférences, Ed. Le Chèvre-Feuille Etoilée 2011 La Mort n’est jamais comme Prix International de poésie Ivan Goll 2004 4ème édition Ed. de l’Amandier 2011 J’etc à paraître en 2012 LIVRES D’ARTISTES Dix textes sur dix sérigraphies de Bernard Boyer Paris CREDAC 1988 Pixels, Livre d’artiste, poésie, Éditions du Presse Papier - Trois Rivières, 2005 Rotrouange des bien aimés, édition franco-russe, traduction Anne Arc, illustrations de Serge Chamchinov Editions de bibliophilie contemporaine Transignum 2006 Estampillé, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2008 Habits à lire, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2010 Ardoises, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2010 Billet poème, Éditions Le billet –poème 2011 Boîtes Noires, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2011 A l’Angle, Editions De bibliophilie Serge Chamchimov, 2011 Je marche, Photographies d’Adrienne Arth, 2011 PUBLICATIONS COLLECTIVES Superfuturs, fiction, Éditions Denël, 1986 Une oeuvre de Georges Autard, essai, Éditions Muntaner, 1994 La Sagesse, essai, Éditions Autrement, 2000 La Langue à l'oeuvre, essai, Éditions Maison des Écrivains - Presse du réel, 2001 Les Écritures scéniques, essai, Éditions de l’Entretemps, 2001 Couleurs Solides, fiction, Éditions Marsa, 2003 Le corps met les voiles, essai, Éditions du Chèvre-Feuille Étoilée, 2003 Méditerranée, d’une rive l’autre, poésie, photographies d’Adrienne Arth, Éditions de l’Amandier, 2007 Aux passeurs de poèmes, essai, Éditions CNDP / Le printemps des poètes, 2009 Voix de l’Autre, Actes du Colloque Littératures, Université de Clermont-Ferrand Editions PUF 2010 Burqa ?, essai, Claude Ber, Wassyla Tamzali, Éditions Le Chèvre-Feuille Étoilée, 2010 Que peut la littérature en ces temps de détresse, Correspondances, Cahiers du Pen Club, Editions Calliopées 2011 ANTHOLOGIES Métamorphoses, Éditions Seghers Poésie d’abord, 2005 Anthologie Amicale des Poètes des Parvis Poétiques, Éditions La Passe du vent, juin 2007 La poésie est dans la rue, 101 poèmes contestataires, Éditions Le temps des cerises 2008 L’Année Poétique 2008, Anthologie Seghers, Éditions Seghers, 2008 Richesse du livre pauvre par Daniel Leuwers, Editions Gallimard 2008 Poésie Gratte-Monde, Bacchanales Maison de la Poésie Rhône Alpes 2009 Et si le rouge n’existait pas, poésie, Editions le Temps des cerises 2010 La femme est un songe, Editions L’Aiguille 2010 Couleurs Femmes, Editions Le Castor Astral 2010 Nous la multitude, Editions le Temps des cerises 2011 Anthologie bilingue français- roumain, Ed Hestia 2010 ou à paraître ? Anthologie 21 Québec, 2010 Anthologie BIPVAL (Biennale des poètes en val de Marne) 2011, Action Poétique, 2011 CATALOGUES D'ART Catalogue Maria Roclore Marseille (1982) Catalogue Bernard Boyer (1984) Origine des choses Cahiers de l’Arca n° 2 Georges Autard, Galerie l'ARCA Marseille (1985) Catalogue Georges Autard, Galerie Arlogos, Nantes (1987) Catalogue Identité Marseille la Vieille Charité à Marseille (1988) Treize Dits moins un, catalogue Albert Hughet, Espace Miracle (1990)- Lettre à Georges Autard, vidéo, Exposition Jean-Michel Vecchiet Montpellier (1993) Catalogue du Musée de Digne: texte sur Georges Autard (1994) Je, Tu, Il = Elle, catalogue de l'exposition Mireille Clamens "Marseille dans tous ses états", Association TOP, Maison desAssociations Marseille ( mars 1995) Hic est calix sanguinis mei , dyptique à Georges Autard, Publication de la Faculté de Lettres d'Aix-en-Provence sous la direction, du professeur Jean Arrouye (1995) Monstrare, De-monstrare Catalogue Georges Autard Galerie Athanor (1996) Catalogue Pierre Dubrunquez (nov 2004) Catalogue Résonances Cyrille Derouineau 20 ans de photographies, Guyancourt 2010 Catalogue exposition Georges Autard, Montpellier- 09/2011 Catalogue exposition Elga Heinzen Permanence du pli, Paris Galerie Area, ed. area/Descartes & Cie 2011 TRADUCTIONS ADAPTATIONS Le Lac d’Argent de Kaiser traduction et adaptation de Claude Ber et Roland Krebs mis en scène par Olivier Desbordes. Opéra de Massy 9 /12/ 1999 puis tournée en France et à l'étranger. DISCOGRAPHIE, TEXTES DE FILMS Espace-Corps, film de René Richier, textes de Claude BER, Evelyne ENCELOT Lettre à Georges Autard de J. M. Vecchiet, textes de M. Butor, JM. Vecchiet, C. Ber 1993 Espace-vous, extraits de Lieu des Éparts et de Sinon La Transparence, textes et chants, voix Frédérique Wolf-Michaux, musiques G. Aperghis, Giovanna Marini. CD Studio Cactus Compagnie Luk.M 1996 Partage de voix, CD réalisé par ZBK Poïesis Studio Cactus avec les poètes Claude Ber, Benoit Connort, Bruno Grégoire, Gérard Noiret, Jacques Rancourt - nov 2001
PUBLICATIONS EN REVUES, JOURNAUX, SITES etc
Revues et journaux Vagabondage (1979)- Entailles (1982)- Les Cahiers de l’Agneau (Belgique) (1980)- Sud : n° "Méditerranée" (1980) n°"Babel" (mars 1995) : n°" Minéral Minimal": (avril 1995) - Revue Aporie: “ (depuis 1989)-Donjon Soleil, Album des Cahiers de l'Egaré, dix ans de Théâtre et de Poésie au Revest. - Filigranes (1992)- Revue Doc(k)s (1993)- Le Cahier du Refuge CIPM ( mars1994). Petite (1999). – La Marseillaise (25 mai 1999)- Incidences ( 2000-) Autre Sud (2000) –Sarrazine (2000)- Hélios 2000- Arts-Scènes- Poésie 2001 Séghers - Le Nouveau Recueil (sept. 2000). Poésie 2001 Séghers N° 87 avril 2000- Le Cahier du Refuge CIPM mai 2001 - Aujourd'hui Poèmes (n°25 nov 2001)- Poésie 2001 (N° 90 dec. 2001)- Incidences 10/2002- Le Nouveau Recueil (n°68 sept-nov 2003)- « le Cirque, la langue » Revue Arcade 04- Europe 2005 (article sur Joëlle Gardes)- Cinq fragments sur le travail Revue Incidences 06- Textes Site Agora du Revest mars 2006- table de Travail Site Revue Net février 06- «chanson simple » Revue Chèvrefeuille mars 06- Site « Mouvances » de Claudine Bertrand Quebec- articles Revue «Ici é Là » mars 06- Tryptique du boeuf écorché Blecker Street 3 et 4 Abordages 2007- Sculpture sur prose La Traductière juin 2007- Sept fragments d’une lettre d’amour «Ici é Là » mars 06- Le livre, la table, la lampe Le Nouveau recueil juin 07- Sept fragments d’une lettre d’amour revue Arts- Scènes septembre 07- 28/01/08 Sculpture sur Prose La traductière. 30/03/08 Sélection de poèmes par le Printemps des poètes et traduits en portugais- Mai 2008 revue Etoiles d’Encre – Janv. 09 revue Ici et Là – 0ct 2008 Revue Pyro – Revue Ici et Là 09/01/09- Fev 2009 Poète invité du n° 42 de la Revue Autre Sud (Texte inédit de l’auteur, contributions de Marie Claire Bancquart, Pierre Dubrunquez, Alain Freixe, Joëlle Gardes, Jacques Lovichi, Gérard Noiret, André Ughetto)- Le livre, la table, la lampe Revue Pyro (juin 09)- Deux stations de midi à minuit Revue Arts et Jalons (09)- Un besoin de lumière Anthologie Revue Nue (09)- Revue Concerto Pour Marées et silence 2010-15/02/10 Revue Bacchanale 06/ 2010 Revue Triages – 10/04/21 Revue Ici et Là – 15/07/2010 Revue Les Archers - 01/09/2010 Article sur Jeanine Baude - Revue Phoenix – Revue Cairn 2011 – Etoiles d’Encre 2011- Lieux d’être 2011 - Sites Site Printemps des poètes http://www.printempsdespoetes.com/ - Site Poézibao http://poezibao.com - Site CIPM http://www.cipmarseille.com/ Site François Bon www.remue.net - Site «Mouvances http://www.ahttp://mouvances.ca - Site Maison des Ecrivains : http://www.maison-des-ecrivains.asso.fr/ - Site Terres de femmes http://terresdefemmes.blogs.com/ Site les 4 saisons du Revest <http://les4saisons.overblog. com/> - Site Collectif <http://www.collectif-reos.org/> DAAC Nice <http://www.acnice. fr/daac/lezard> Site http://www.ciberayllu.com/ - Site Livres PACA : http://www.livrepaca. org/ - http://www.pjef.net - Site http://www.redyaccion.com - site http://www.bscpublishing.com/ etc
SPECTACLES
Bazar de l’Hôtel de Vivre cinq monologues pour une chorégraphie, Théâtre Bompard Marseille, Chorégraphie Odile Azan. Espace Georges Autard, (mai 1986). Dialogue du Désert et de la Source in “ Fragment Désert”, mise en scène de J.-P. Raffaelli. Théâtre de La Criée à Marseille (30 mai - 4 juin 1988). L’Auteurdutexte, mise en scène Véra A. Loubine avec Ivan Romeuf, L’Égrégore, Théâtre de Lenche, Marseille (du 17 mars au 16 avril 1989)lecture-spectacle, mise en scène G. Lenoir, C. Brych, avec Xavier Clément, présenté par les Mots-Parleurs, Théâtre du Café de La Gare, Paris (décembre 1992), Mise en scène Anie Balestra, avec Xavier Clément, Théâtre du CDBM (Centre des Bords de Marne) Le Perreux-sur-Marne (16-30 janvier 1996). Indianos, mise en scène Ivan Romeuf, Festival des Iles Marseille, Festival du Revest Toulon, etc. (07/1991). Espace-Vous (extraits de Lieu des Epars et de Sinon la Transparence), musiques de Giovanna Marini et Georges Aperghis, mise en scène de Jean-Pierre Raffaelli, avec Frédérique Wolf-Michaux, Théâtre de la Minoterie à Marseille, (4-8 avril 1995). La Prima Donna, création, mise en scène de Jean-Pierre Raffaëlli, avec Frédérique Wolf-Michaux, reprise d'Espace-Vous, Théâtre National du Merlan (15-25 novembre 1995) Les Laboratoires d'Aubervilliers (14-25 octobre 1996).Théâtre de LOlivier à Istres, THéâtre des Halles à Avignon, Théâtre Apollinaire à la Seyne sur Mer, Théâtre en Dracenie à Draguignan,( 11/03, 14/03, 25/04, 29/04 1997,) Théâtre de Foix, Théâtre d'Albi (mars/avril 1998). Le Voleur d’amour: écriture d'un livret d'opéra avec des enfants. Création Opéra de Massy 1999. Monologue du preneur de son pour sept figures création au Théâtre de la Minoterie à Marseille 29/04/03 et au Théâtre Antoine Vitez 5/5/03 à Aix, etc., mise en scène Mathieu Cipriani. Orphée Market création à Equinoxe, Scène Nationale de Chateauroux le 3/10/05, mise en scène Agnès Sajaloli. Reprise à La Scène Nationale l’Agora d’Ivry, avril 2007. Ce qui reste parfois je l’appelle poème spectacle conçu et mis en scène par Eric Garmirian consacré à l’oeuvre de Claude Ber dans la cadre de Poésyvelines. Collectif 12 Mantes La Jolie 17/10/06. PARTICIPATION A D’AUTRES SPECTACLES ET COLLABORATION DRAMATURGIQUE Poétique, politique, paroles de femmes de Frédérique Wolf- Michaux et Dalila Khatir ( choix de textes de plusieurs poètes dont extraits de Sinon la Transparence lus ou mis en musique par Georges Aperghis et Giovanna Marini) de , Paris 8 mars 1997, Thessalonique septembre 1997, Festival de musique "wie es ihr gefält" Berlin 23 novembre 1997, Arles 20 fevrier 1998 Okad d'Oujda, Maroc" mars 1998. Checkpoint-Charlie, souvenirs du XXème siècle, spectacle de Frédérique Wolf-Michaux, direction musicale Stéphane Leach, Collaboration à l'écriture et inédits: Exil, Mort. Tournée: créé au Théâtre du Merlan, Scène Nationale du 3 au 9 novembre 1998. Théâtre de Draguignan, Théâtre de la Scène sur mer, Théâtre de l'Athénée à Paris, Théâtre de Brème, Théâtre d'Erfurt ... Méditerranées de Frédérique Wolf-Michaux créé Crée à Marseille en mai 2000. Tournée au Maroc en mars 2001. à Agadir, Oujda, Marrackech, Casablanca. reprise au Théâtre Molière Maison de la Poésie à Paris ( 11octobre-4 novembre 2001). Extraits de Sinon la Transparence et La mort n’est jamais comme PO.M à Sauterelle spectacle réalisé par Thierry Roisin. Paris 2002. La plus grande pièce du monde Théâtre du Rond-Point à Paris 22 sep 2003 Extraits de La Prima Donna Paul et Paul, la folie est ordinaire spectacle de Guillaume Quiquerez Théâtre de Lenche Marseille 26 mars 2004- Extraits de La Mort n’est jamais comme
LECTURES, CONFERENCES, RENCONTRES LITTERAIRES
Lectures Carré des écrivains Parc Chanot Marseille (1982)- Carré des écrivains Aix-en-Provence Lycée Mignet (1987)- Université d'été francophone avec la participation de Léopold Sédar Senghor, Toulon (1987)- Rencontres à la FNAC signatures de livres, conférences, débats etc.- Journées du livre de Salon: "Les femmes et l'écrit" conférence débat du CMAC avec Paule Constant, Jeanne Bourrin etc.- Organisation du Colloque Enseignement et Poésie organisé à Marseille conjointement par le CIPM et l'Education Nationale. Intervention sur"enseignement et poésie". -La Grande Equivalence Lecture au CIPM (Centre International de Poésie de Marseille); textes dits par Frédérique Wolf-Michaux (8 avril 1994)- Lieux des Eparts, Sinon La Transparence , choix de textes lecture à Eygalières sur l'invitation de l'Association INFLUX- lecture aux Arcenaulx à Marseille (1994) et à la Maison des Associations de Marseille, (8 mars 1995) textes dits par André Ughetto.- Espace-Vous: lecture au CIPM (Centre International de Poésie de Marseille) le 13 octobre 1995 textes dits par Frédérique Wolf-Michaux.- Lecture à l'exposition Maria Roclore, Isle sur Sorgues (1996)-- Participation à la manifestation "Treize poètes pour Marseille" CIPM (13 octobre 1996)- Lecture dans le cadre de "Treize poètes pour Marseille", CIPM (13 octobre 1996)- Sinon La Transparence lecture par l'auteur CIPM (Centre International de Poésie de Marseille, 31 janvier 1996)- Sinon La Transparence , lecture par l'auteur ,"Poésie dans un Jardin" Avignon, à Draguignan "Librairie Lo Païs, à la Seyne sur Mer "Librairie Télo Martius" (1997)- Participation au Festival du livre de Saint Cyr sur mer (juin 1997)- Participation au Festival du Livre de Fuveau ( septembre 1997)- Sinon La Transparence Lecture avec Claude Esteban et Jean-Luc Sarré Fondation Saint-John Perse Aix-en- Provence ( 15/11/97).- Sinon La Transparence , Parole pour une voix Lecture Librairie Graffiti à Castres.- "Où va la poésie? autour du poète Gabriel Guez-Ricord Fondation Saint John Perse Aix en Provence 6 juin 1998- Sinon La Transparence, Parole pour une voix Lecture dans le cadre de "N'ayons pas peur des mots" Fête du livre d'artiste 98 Forcalquier; lecture dans le cadre d'un atelier d'écriture à la Maison de la Poésie-Théâtre Molière Paris (mars 1999). Lectures et conférences dans le cadre du Printemps des poètes: Librairie "le Cygne d'Etang" Paris, Librairie " A propos" Saint-Germain en Laye (mars 1999), Institut Français d'Oujda Maroc (mars 1999)( lecture + enseignement et poésie). Fondation Mario Prassinos à Saint Rémy de Provence ( 29 mai 1999). Marché de la Poésie Paris ( 17-20 juin 1999). Salon du Livre d'Aix-En- Provence (nov 1999). Salon du Livre de Bourgogne ( 20/11/1999)- Le Sous-Sol Paris (4/12/99)- Lecture Salle Suchet Paris Arts Scène 17/01/2000 - Librairie Vent du Sud à Aix-en-Provence (7/02/2000). Printemps des poètes 2000: stage sur poésie et oralité Maison de la Poésie-Théâtre Molière Paris; lecture de textes ( C.Ber, E. Encelot) Mairie du XVIIIème Paris Lobby Européen des Femmes 6/03/2000; lectures 11/03/2000 Marseille Danaïdes; entretien avec radio Friches Belle de mai Marseille 8/04/2000; Lectures Université de Dijon 28/4/2000; lectures dans le cadre de "Univers-elles" Festival de Cannes 14/05/2000; 16/05/2000 Lectures à l'Australian Bookshop Paris - 20/04/2000 10/05/2000 Intervenante Colloque sur le théâtre contemporain SACD Hotel de Massa. Juillet 200 Festival d'Avignon "contoverses" Palais des Papes - 27-29 juillet 2000 participation au Festival Voix de la Méditerranée à Lodève. Février-mars 2001, Opening Nights. 16-22 avril 2001 Tournée de lectures dans les Instituts Français d' Oujda, Marrackech, Agadir -25/06/2001 Lecture au CIPM de Marseille - 26/06/2001 Lecture à la Librairie Païdos Marseille14/06/2001. Le "Dirécrire" Maison des Ecrivains, Paris - Marché de la Poésie (22/6/2001). Maison de la Poésie Théâtre Molière lecture 16/10/2001- Mairie de Paris Journée de la Femme lecture 9/02/2002- Printemps des poètes, l’Entrepot, Printemps des poètes lecture 11-12- 14/03/2002- en cours: lectures et séjour dans le cadre de Poésie Import/Export Maison de la Poésie Théâtre Molière Montréal Canada -16-22/03/2002,– Beaubourg, Centre Georges Pompidou 23/03/2002. Fiesta des Sud Marseille 18/10/2002 – Rencontres de la distillerie, Aubagne 19/10/02- Maison de la Poésie Théâtre Molière Paris 01/2003 - Université René Descartes Paris 01/2003. Printemps des Poètes 2003 lectures :Pop-club France Inter, Centre Culturel d'Anatolie, Rencontres Internationales de Poésie - Hôtel de Ville de Paris (25/04/03), Festival de poésie de Sarcelles, Itinéart à Marseille, Forum Femmes Méditerranées à Marseille mars/avril 2003. Centre Georges Pompidou 23 mars 2003 - Colloque « Le corps met les voiles » Montpellier mars 2003- Revue Incidences Paris 10 mais 2003–Colloque Carrefour des Ecritures. L'Ecriture Créative Université de Nanterre, mai 2003 Centre Européen de Poésie d’Avignon, Festival d’Avignon Centre Européen de Poésie en Avignon 8-13 juillet 2003. – Festival International de Trois Rivières Québec Canada oct. 2003 -Lire en fête Parc Chanot Marseille 18-19 octobre2003.- la Vieille Charité à Marseille lecture, conférence autour du « tragique méditerranéen » 21 nov 2003 – Stag Fr Bon Théâtre du Rond Point, Paris 3 février 2004.-Le Relai Paris 12 février 2004- Théâtre Molière Maison de la Poésie 28/01 et 2/02/ 2004 lectures et conférence « La transmission orale du poème » ;. Centre International de Poésie de Marseille 20 février 2004 – Printemps des Poètes, Paris Institut du Monde Arabe, Hôpital psychiatrique de Neuilly sur Marne, Mairie du XIIIème arr, Collège d’Orsay etc. 8-12 mars 2004-) –Salon du Livre Paris 23 mars 2004 - Académie Mondiale de Poésie, Frascati 20 mars 2004 - Semaine mondiale des Auteurs de l’ombre Marseille 27 mars 2004 _ L’Entrepôt, café littéraire Paris 30 mars 2004 – Rencontres de poésie de Konakri Guinée 11- 18 av 2004 – L’Ecrivain à L’université (Université de Nanterre 15 mai 04)- Café Tamina Paris (24 mai 04)- Théâtre l’Avant-scène Colombes (11juin 04)- Marché de la Poésie lecture et réception du Prix Ivan Goll (25 juin 04)- Centre Culturel d’Haifa Israël ( 27/06/ 04- 04/07/04) –Salon les 24 du Livre du Mans 9/10/04- Lire en fête Marseille 16/10/04- Festival international de Poésie de Zagreb 6/11/04- Lecture printemps des Poètes 8/11/04- Lectures à la Maison de la Poésie de St Quentin en Yvelines 14/11/04 et 19/11/04, - Lecture Université Paris IV 26/11/04- 8/12/04 Bibliothèque Nationale de FranceThéâtre du Chaudron Paris 9/01/05- 10/01/05 Théâtre Athévin Paris –Maison des Ecrivains Paris 18/01/05.- Maison de la Poésie Théâtre Molière Paris 28/01/05- Poètes d’ici Trappes 29/01/05 – Université de Toulouse, invitation de Serge Pey 31/01/05- Maison de la Poésie de St Quentin en Yvelines 9/03/05 – Printemps des Poètes à la Sorbonne 9/03/05- Extraits d’ Orphée Market , mise en scène Agnès Sajaloli, Festival Acteurs Acteurs Tour 31/03/05- Lecture Poésie dans le cadre d’Ecrits du coeur Fnac Forum des Halles Paris 2/04/05- Lecture Poésie Hôtel Beury, l’Echelle 16/04/05- Lecture d’Orphée Market Théâtre du Rond Point Paris 18/04/05.- Rencontres René Char, Isle sur la Sorgue 21/ 05/05 - IUFM d’ Amiens 3/06/05- 29/09/05 Lecture à Radio Libertaire. 13/10/05 Lecture au Cloître des Grands Augustins Paris- 14/10/05 - Lecture au Théâtre 95 à Cergy Pontoise - 15/10/05 lecture au Théâtre de l’Aire Falguière Paris. 5/11/ 05 Lecture Nuit de la Poésie, Maison de la Poésie St Quentin en Yvelines. 9/11/05 Lecture CCDP des Hauts de Seine. 6/12/05 EAT Surprise, lecture d’Orphée Market au Théâtre du Rond Point Paris. 26/01/06 lecture Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines. Lectures Printemps des poètes 2006 : Centre Culturel Français D’Alger 6/03/06 - Poésie à la Sorbonne 10/03/06, Poésies E toiles poètes et cinéastes à l’Espace 1789 – St Ouen 5 et 12 /03/06. Médiathèque de Puteaux 7/03/06.Dijon Bibliothèque Mansart 11/03/06- Théâtre du Chaudron La Cartoucherie 2/03/06 Clinique G. Heuyer 3/04/06 – Lecture de La Prima Donna par Frédérique Wolf-Michaux dans le cadre des « Contemporaines » Théâtre 95 01/04/06- Conférence sur « Femmes et création » et lecture Pen Club 6/03/06- 13/05/06 Lecture Université de Nanterre « paysages de l’ordinaire »- Résidence d’écriture Monastère de Saorge août 2006. Nuit de la Poésie Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines 18/10/06- Colloque atelier d’oralité Maison de la Poésie de Paris 26-28/10/06- 28/11/06 Aire Falguière Paris , lecture par Isabelle Normand. 7/12/06-Lecture Galerie Tampon Ramier Paris avec Sébastien Juy vidéaste, Frédérique Wolf-Michaux et Dalila Katir, comédiennes chanteuses. 9/12/06 Salon de Bibliophilie contemporaine à l’occasion de la parution de « Rotrouange des bien aimés » aux Editions de bibliophilie Transignum - 26/07/01 Intervention dans la cadre de la création d’Orphée market à la Scène Nationale d’Evry – 07/02/06 Lecture à l’Entrepôt Paris- 11/02/07 Lecture aux Parvis Poétiques de Marc Delouze Paris- Printemps des poètes 2007 : Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines (10/03/07 opération « salon de coiffure » et « cabaret poélitique » 16/03/07), lecture Printemps des poètes à la Sorbonne organisé par Matthias Vincenot, (15/03/07) – 25/03/07 Capalest festival européen de Poésie, Banska, Roumanie- Hommage à René Char (18/05/07)- Théâtre du Chaudron La Cartoucherie « J’aime les dimanches avec vous » Ecritures Plurielles au fémininProposé par Anne-Marie Choisne et Françoise Dax-Boyer10/06/07- Marché de la Poésie 07 : lecture 22/06/07 dans le cadre du festival Franco-anglais de poésie organisé par Jacques Rancourt, lecture dans les cadre des 25 ans des Parvis poétiques de Marc Delouze (23/06/07)- lecture dans le cadre des Poèmes pour la paix. Paris Mairie du XXème 22/09/07- Lecture Galerie Uni-Ver dans le cadre de la parution de textes dans la Revue Arts-Scènes 13/10/07- Lecture dans le cadre de Lire en Fête 2007 « Nuits de l’Ecrit » Institut Roumain 24/10/07- Lecture pour le Vernissagede l’exposition « Villes et Transparences » de la photographe Adrienne Arth. Galerie Tampon Ramier Paris (24/11/07)- Lecture et rencontre « Adrienne Arth Photographe dialogue avec Claude Ber » Assoc. Arts et Jalons Saint-Mandé (15/12/07)- Lecture Assoc. « Les Mots en partage » La Coupole Paris (16/12/07). Avignon, Lecture dans le cadre du Printemps des poètes, Centre Européen de Poésie (06/03/08). Salon du Livre de Paris signature de la réédition de Sinon La Transparence (16/03/08). Lecture et intervention sur « la contrainte », La Sorbonne Paris IV (18/03/08). 06/05/06 Lecture Espace l’Harmattan Paris. Lecture L’entrepôt, Paris (01/04/08). 08/08/08. Aiglun Lect organisée par Patrick Quillier, professeur à l’Université de Nice (06)- 30/05/05 Lecture dans le cadre de Poètes en Résonances Paris. 13/06/08 Pen Club Paris. 06/09/08 Lecture à Caudebec-en Caux Normandie. 02/10/08 Lecture au Théâtre du Rond Point à Paris dans le cadre du festival International de Poésie de Paris. 02/10/08 Lecture au Pen Club de Paris. 10/10/08 Lecture dans le cadre du Marathon Littéraire de Lire en Fête Paris Soirée organisée par l’Institut Romain, le PEN Club Français, Académie Mallarmé et Confluences Poétiques. 12/10/08- Salon de la Revue à Paris. Du 15/10/08 au 17/10/08 Lectures, débats dans le cadre d’Etonnnants Voyageurs, Haifa Israël - 18/10/08 Lecture dans la cadre de la parution de la Revue Arts-Scènes Paris. 19/11/08 Intervention à la Sorbonne dans le cadre du cours du Doyen G. Molinié- 02/12/08 Lecture à l’ Entrepôt Paris- 31/01/09 Café philo Médiathèque d’Elancourt. 03/02/09 Lecture à la Sorbonne dans le cadre de la présentation de l’Anthologie Seghers. 04/02/09 Lecture aux Arcenaulx à Marseille. Maison de la Poésie de Paris 16/03/09 Lecture Salon du Livre de Paris- Printemps des poètes 2009 : lectures à la Sorbonne, Beuzeville, La Fabrique-Ephéméride Val de Reuil. 16-19/ 04/2009 Invitation par l’Académie du Québec, Montréal- 22-23/05/2009 lecture et conférence « Un Effort de clarté, contraintes, frontières et formes fantômes », colloque « Style et création littéraire Université de la Sorbonne, Paris – 13/09/09 Salon de la Bibliophilie Dives sur Mer- 16/09/09 Université Paris VIII Traversées Poétiques- 4/10/09 Lecture Festival de Mouans en Sartoux- 30/09/2009 Lecture aux Voûtes, Paris- 09/02/10 Lecture Maison de la Poésie de Paris – 16/12/09 « Ecriture et Folie » Université de Nice- 08/03/10 lecture Printemps des Poètes Opéra Comique Paris- 11/03/10 lecture Printemps des Poètes Voies et Visages de la poésie Contemporaine, Paris Sorbonne- 11-14/03 2010 lecture Printemps des Poètes Billancourt -15/03/10 lecture Printemps des poètes La Fabrique Ephéméride, Normandie – 18/03/10 Printemps des poètes Théâtre de la Pépinière, Paris – 29/03/10 lecture Salon du livre de Paris – 13/04/2010 lecture Bibliothèque SNCF Nice – 01/05/10 lecture Festival Festimots Amblainville – 16/05/10 Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines – 29/05/10 lecture Comédie du Livre de Montpellier – 16/06/10 lecture Marché de la Poésie de Paris – lecture Lycée Nice –13/11/2010 lecture Salon de l’Autre Livre, Paris 5-10 oct 2010 lecture Festival International de la Poésie, Hommage à Si Mohand U Mand Consulat d’Algérie Paris, Tizi Ouzou, Azzefoun Algérie – 02/04/2011 lecture Fondation Saint John Perse, Aix en Provence- 6-7/ 11/02 lecture Maghreb des Livres – 9/04/2011 lecture Printemps des Poètes, Poètes en Sorbonne, Paris- 27/04/2011 5ème Biennale de la Poésie/Poètes du Monde, Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines – 14/03/2011 Revue Concerto Pour Marées et silence, Café Livres Paris- 16 et 23 mars 2011 Printemps des Poètes Récital Claude Ber « Jours d’enclume » par Christian Deudon, Claude Ber, musique Christophe Rosenberg, Théâtre de l’île Saint Louis Paris- 17/03/2011 Printemps des Poètes, printemps des poètes de l’Amandier, théâtre de la Pépinière, Paris, Lecture par Frédérique Wolf-Michaux - 11/04/2011 lecture-rencontre avec les étudiants Université de Nice- 15-21/05/2011 lectures Biennale des poètes en Val de Marne (BIPVAL)- 04/05/2011 lecture « Méditations de lieux » dans le cadre de l’exposition des photographies d’Adrienne Arth « Ecrits sur l’eau », Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines- Festival Voix de la Méditerranée Lodève juillet 2011- Conférences: Conférences sur les arts et la littérature (Musée du Palais Longchamp à Marseille, Ecole d'Art de Luminy, FNAC, Galeries d'art, Centres Culturels, etc.)- Regards sur la peinture à travers Baudelaire (1975)- Gustave Moreau (1976)- L'oeuvre peint de Victor Hugo (1978)- Francis Bacon ( dec. 1979)- Les hyperréalistes américains ( fev. 1979)- Le mouvement CO.B.R.A. ( mai 1979)- L'écriture dans l'art contemporain ( juin 1980)- Le mystère feutré de Balthus (déc. 1980)- Jackson Pollock (janv. 1981)- Vladimir Vélickovic (juin 1981)- Nicolas de Staël ( fev. 1982)- Ossip Zadkine ( fev. 1983)- Baroque et Maniérisme ( juin 1983)- L'image de l'eau dans la peinture ( mars 1984)- De l'usage du feu dans la peinture en collaboration avec Christian Jaccard ( juin 1984)- L'érotisme dans l'oeuvre de Rembrandt (1985)- La symbolique Romane (1986)- Artiste et public (1986)- L'inspiration fantastique en Provence (1987)- Le Surréalisme (1988)- Images d'à côté, Exposition Camille Claudel, La Vieille Charité Marseille (1989)- La représentation de Barbe Bleue (1994). Enseignement et poésie, Colloque Enseignement et Poésie organisé à Marseille conjointement par le CIPM et l'Education Nationale .Actes du Colloque parus en septembre 1995- Ecritures méditerranéennes, Forum Femmes Méditerranée (7 nov 1996) - Femmes et création: Colloque Grain de Sel,- Lobby Européen des Femmes Paris 8 mars 1997, Festival de Thessalonique sous l’égide de l’UNESCO 9 septembre 1997, Centre International de Poésie de Marseille 26 septembre 1997, Marseille Forum Femmes Méditerranée 10 octobre 1998.-La place des femmes dans la cité,( Paris, Blois avril 1998- juin 1999 Tours) Etat des lieux de la création poétique en France: Okad d'Oujda Maroc (mars 1998)- Où va la poésie Fondation Saint-John Perse. Aix-en-Provence (juin 1998) -L'œuvre plastique de Jeanne Gérardin Galerie Phoénix Avignon (25 juin 1999)- Femme et création, Salon du Livre d'Aix-en-Provence(nov 1999) - Propos sur l’Ode, Maison des Ecrivains, Paris avril 2002. L’écriture et le corps Colloque Franco-Algérien « Le corps met les voiles », Chèvrefeuille Etoilé, Montpellier mars 2003. L'Ecriture Créative Colloque Carrefour des Ecritures. Université de Nanterre, mai 2003. Le tragique méditerranéen Lire en fête Parc Chanot Marseille 18 oct. 2003, La Vieille Charité Marseille 22 nov. 2003 « La transmission orale du poème » Théâtre Molière Maison de la Poésie Paris 2/02/ 2004-. Les voies et les voix de la poésie contemporaine » 12 février 04 Le Relais Paris lectures et conférence - Poésie et Mémoire Maison de la Poésie de St Quentin en Yvelines 2005 - Femmes et création et lecture au Pen Club 6/03/06- 2/02/07 Présentation de la poète Evelyne Encelot à la Société des Poètes Français Paris- 22-23/05/ 2009 lecture et conférence Un Effort de clarté, contraintes, frontières et formes fantômes, colloque « Style et création littéraire » Université de la Sorbonne, Paris - 16/12/09 Ecriture et Folie Université de Nice- 27/28 oct 2010 - Femmes et création Atrium de Chaville 17/04/08 et Université d’Aix en Provence 21/05/10 - 08/2010 Conférence Femme et création colloque « Femmes : théorie et création » Université de Nouvelle Calédonie - 11/2010 Conférence Ecrivain/Enseignant, Centre Joë Bousquet, Carcassonne – 16/11/2010 conférence l’oralité en poésie, Printemps des Poètes Maison de la Poésie de Paris - La conscience du féminin dans l’écriture Colloque Identités, images, représentations:genres et cultures, Université de Nanterre. 06/04/2011 Présentation de la collection Accents Graves/Accents Aigus, Éd. de l’Amandier Maison de la Poésie de Quentin en Yvelines/Maison de la Poésie de Paris- 07/04/2011 - Le féminin dans l’écriture, Bibliothèque Municipale de Lyon. Autres thèmes Identité et citoyenneté en question Colloque de Ferrette « Intégrité, intégration, intégrisme » 14/15 octobre 1995- De la chère à la chair, consolation ou célébration, Rencontres ZBK Poïesis, Paris 1996- L'exigence éthique entre utopie et réalité, « Colloque de Ferrette Les nouveaux horizons de l’éthique 11-13 octobre 1996- La Méditerranée: héritage et création, Forum Femmes Méditerranée 10 mars 1997, Lire en Fête nov 1997-. Culture et Médias, Colloque de Ferrette 1998. Chantiers de l’humanisme, l’humanisme en chantier Colloque Mémoire et Vigilance »Les nouveaux combats humanistes Marseille 12 juin 1999, Forum Femmes Méditerranée « Lire en Fête » oct. 1999- Education et droits de l'enfant (mai 2000). Le respect, c’est ce qu’on reçoit quand on l’accorde aux autres, Marseille Conseil Général Journées du Respect juin 2000. Politique de la performance Colloque de Ferrette 13/10 2001-. Le respect, c’est ce qu’on reçoit quand on l’accorde aux autre, Marseille Forum Femmes Méditerranée, Journées du Respect juin 2000 - Le sexe et le visage, Colloque Forum Femmes Méditerranée « Femmes: visibilité, invisibilité » Université de la Méditerranée, Marseille 20-21 novembre 2003.- La diversité dans l’universel, 5ème Congrès International du Forum de Femmes de la Méditerranée du Forum des Femmes de la Méditerranée sous l’égide de l’UNESCO Méditerranée Femmes, migrations et dialogue interculturel, Athènes 23-26 oct. 2003, Paris, 4 février 2004, Avignon 19/02/2004, Colloque de Poissy février 2003, Institut Français d’Haifa juin 2004, Paris 16/12/04, Paris 01/04/05 - Culture(s), création et mondialisation Colloque de Poissy 19/03/05- 9/11/05 Patrimoine et modernité CDDP 92-24/11/05 la question du communautarisme, La diversité dans l’universel Espace Hamelin Paris- La diversité dans l’Universel Association philosophique Mantes la Jolie 8/12/06- Contribution au débat sur « la situation culturelle est/ouest » pour la cinquantième année du traité de Rome, Capalest Banska, Roumanie 25/03/07 - Table Ronde avec Wassyla Tamzali (Une éducation Algérienne ed . Gallimard) Paris Salon du Livre 21/10/07- 29/05/10 conférence sur la burqa Comédie du Livre de Montpellier - 15/12/10 Conférence sur la différence Université de Milan –10/06/2011 table Ronde Identité, altérité, diversité, Salon Méditerranéen des Revues, Forum Femmes Méditerranée Marseille-
RÉALISATIONS DE MANIFESTATIONS
Partage de voix, 6/7/8/9 mars 2001. Réalisation par ZBK Poïesis et le Studio Cactus à Marseille :Lecture de poètes contemporains (Claude Ber, Benoît Connort, Bruno Grégoire, Gérard Noiret, ,Jacques Rancourt, Enregistrement en studio. Edition d'un CD Prix Européen Evelyne Encelot fondé en 2000 en partenariat avec le CNRS et la Maison des Ecrivains. Association Carrefour des Ecritures : Festival « facteurs de langues » ASSOCIATIONS ET JURYS LITTERAIRES Membre du Conseil d'Administration du CIPM (Centre International de Poésie de Marseille)- Présidente fondatrice du Prix et Rencontres Européens Evelyne Encelot. (depuis mars 2001). Membre du jury du prix « Le printemps des poètes à Colombes » mai 2004 – Présidente du Jury du Prix de poésie « Poésie en Liberté » 2005- Membre du jury du prix de poésie de Saint Quentin en Yvelynes 2005. -Membre de la SACD, de la Société des gens de Lettres, de la Maison des Ecrivains et du Pen–Club International- -Membre fondatrice de Tribune Oïkos Peinture Poésie - Magazine littéraire et artistique ( radio locale 1994-1995)- Présidente du Jury du Prix Forum Femmes-Méditerranée depuis 1994.- Membre du Jury du Prix du Jeune Ecrivain de Muret sous la présidence de Roger Vrigny ( 1991-1995) - Membre du Jury du prix de la nouvelle de Fuveau (1997)- Présidente puis Membre du Conseil d'Administration de LUK.M Compagnie Frédérique Wolf-Michaux. Coordinatrice du secteur ZBK Poësis.- Membre du Jury Poésyvelines 2005 - Préface du Prix de Poésie Poésie en Liberté. Préface du Prix de poésie de la Ville de Dijon. Salon de Bibliophilie contemporaine à l’occasion de la parution aux Editions Transignum 9/12/06 – Membre du jury du Prix poésie du Conseil général 92, 2011- Membre du jury du Prix Léon Gabriel Gros 2011- DISTINCTIONS ET PRIX Prix de l'Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille pour l'ensemble de l'œuvre poétique ( 1994)- Membre de l'Académie du Var (depuis 1987) – Officier des Palmes Académiques (1999)- Chevalier de la Légion d'Honneur (2001) - Prix International de Poésie Francophone Yvan Goll juin 2004. AUTRES ACTIVITES Activité professionnelle Agrégée de lettres sous le patronyme d'Issaurat-Deslaef. Enseignement des lettres, de la philosophie et de l’histoire de l’Art en Lycée, à l'Université (Aix-en Provence) et en Ecole d'Art (Ecole d’art et d’architecture de Luminy). Inspecteur d'Académie-Inspecteur-Pédagogique Régional honoraire. Intervenante à Sciences Po. et à la Sorbonne. Activités associatives Membre de multiples Associations de défense des droits humains dont le Grain de Sel Rencontres, Forum Femmes Méditerranées etc.
ARTICLES ET ETUDES CRITIQUES SUR L’OEUVRE DE CLAUDE BER
n° 42 de la Revue AUTRE SUD fev 2009 (contributions de Marie Claire Bancquart, Pierre Dubrunquez, Alain Freixe, Joëlle Gardes, Jacques Lovichi, Gérard Noiret, André Ughetto) Claude Ber, le civisme de l’inquiétude Jean-Luc Despax Université de Haïfa : 11-12-13 janvier 2010 EXTRAITS DE PRESSE 1-Sur l’écriture dans son ensemble Ainsi, l'ensemble de l' oeuvre de Claude Ber est considérable par son unité d'inspiration comme par la richesse lucide de ses moyens. Son usage souvent audacieux de l'écriture est toujours lié à une interrogation sur le sens de la vie. Marie-Claire Bancquart, Autre Sud 2009 n°42. La poésie de Claude Ber vous embarque de force. « Vous êtes embarqués » avait dit Pascal. C’est pareil avec elle, plus près du penseur des Pensées, croyons-nous à cause de certaines inquiétudes métaphysiques, que de Kérouac (…) tellement ce poète nous parle de nous et de tout, de soi parlant et du monde, dont elle fait son miel avec la liberté d’un Montaigne (…). Elle développe ainsi (…) une faculté d’invention verbale et d’inventaire des choses qui n’est pas sans me faire penser aussi à un Rabelais (…)Claude Ber est travaillée par les mots, par les formes, tout autant qu’elle les met au travail, les observe dans leur « progrès » (…). Spirale tumultueuse, si l’on peut ainsi qualifier un brassage qui mêle l’insecte à l’étoile, le ténu à l’immense, l’intime à l’extériorité, et les grossièretés comme les altitudes du langage, elle fait ressentir comme un vent implacable, vrai « mistral » fréquemment déchaîné, le tourment et l’appétit de vivre, le « jouir » toujours nouveau adossé au mur de ma mort » André Ughetto, Autre Sud 2009 n°42. Ses poèmes s’adressent moins à un lecteur imaginaire (souvent l’écrivain rapidement reconverti) qu’à un auditeur réel, ce qui l’oblige à avoir une écoute véritable des énergies de la phrase, des suspends nécessaires à la suggestion, des références qui doivent être explicites sans être soulignées. Elle ne se contente jamais d’une expression heureuse en surface mais creuse et au cas élimine avec la cruauté de ce théâtre qui, ne pouvant tourner la page pour revenir en arrière, sait et avancer avec évidence, et se méfier des effets. Gérard Noiret, Autre Sud 2009 n°42. Claude Ber dit juste. Et dans ce suspens du sens, c’est la vie qui se rue. Alain Freixe Autre Sud 2009 n°42. Une nécessité viscérale, quasi ontologique. Et une inquiétude récurrente (propre à notre condition de modernes ? Relire Qu’est-ce que les lumières ?), celle de ne pouvoir s’assurer de soi-même et du sens de ses pensées qu’à les exposer en public. Et tel est bien l’enjeu de cet «effort de clarté » (…) moins pour dissiper une énigme que pour lui donner forme dans le lieu commun du poème ». Pierre Dubrunquez, Autre Sud 2009 n°42. 2-Sur ses ouvrages LA MORT N’EST JAMAIS COMME Editions de Via Valariano Léo Scheer 2006 (4me édition Editions de l’Amandier 2011). Un texte dense et dur, qui est aussi une incroyable recherche formelle, avec des ébauches purement abstraites, des bribes de pur poème, des empreintes de prose narrative et ses «découpes numérotées… un parfait manifeste de ce que nous avons à chercher, si l’écriture d’aujourd’hui, lorsqu’elle se confronte comme ici à une charge aussi vitale, le deuil impossible d’un proche, devient rétive à toute appartenance de genre. François Bon, Remue.net 2004 (...) Il y a chez Claude Ber une conscience si aigue de la transcendance de son objet qu’elle lui inspire une singulière poétique négative au sens où l’on parle de théologie négative, une conception de la figure comme figuration du dissemblable telle qu‚on la trouve énoncée chez un Denys l’Aéropagite (...) On soulignera (...) le tropisme mystique de ce livre et son auteur ne le nierait pas, pour peu qu’on ne le dissocie pas d‚une méditation sur les limites mêmes du langage et qu’on ait à l’esprit le spectacle de la folie dont il est né comme un chant d’amour à celle qui y succomba. Trouver face au mutisme de la folie une juste mesure de silence, rendre vie au « mot mort » dans le « momort » telle est en effet la mission cathartique du poète, et la vocation lazaréenne de son poème. Pierre Dubrunquez Europe, avril 2004 Dans ces « bribes », dans ces fragments qui tissent l’histoire d’une existence la mort se décline sur divers modes. Des poème en pros qui sont autant de blocs compacts comme des pierres tombales alternent avec des séquences de vers libres, trouées de blanc (…) A la fin une prose poétique va de l’avant (prorsus) tel un manifeste qui affirme en différentes langues que la vie, elle aussi, avance, et que « l’imperfection de la vie vaudra félicité ». Cette félicité est arrachée à l’impossibilité que nous avons d’accepter la mort, à l’impossibilité de la dire car « la mort fait de la langue entière un charabia ». (…) A la mort et à la défaite d’une langue sans ponctuation, sans syntaxe reconnaissable, d’une langue affolée par le travail de la mort (…), s’oppose, dans des paragraphes régulièrement ponctués, à syntaxe claire et dense, la célébration de la vie (…). Dans tous les cas, et c’est ce que dit le rythme à travers les répétitions et les variations continues, la mort impose que (…) la parole ordinaire, « l’universel reportage » selon l’ expression de Mallarmé, fasse silence afin qu’un chant puisse s’élever. (…) Cette parole tragique ne cède pourtant jamais à la tentation d’une lamentation complaisante (…) La mort n’est jamais comme n’est pas une parole de deuil, n’est pas un thrène, mais un hommage aux « choses dans leur assise, la roche dans la roche, le ciel dans le ciel et nous tous à notre place ». Joelle Gardes, Le Nouveau Recueil juin-août 2004. Voici un livre d’amour et de mort qui, transcendé par la splendeur de l’écriture, passe tôt de l’anecdotique – aussi tragique soit (…) la disparition d’un être tendrement aimé- à l’universalité de la douleur. Depuis la publication de Lieu des Epars (gall 1979) nous sommes quelques uns à suivre le travail spécifique de Claude Ber qui éclaire très positivement ( une fois n’étant pas coutume) le sens de l’indigeste et vague notion de modernité. (…) Il y a dans cette trituration de la langue qu’elle pratique avec le plus grand naturel ( ce qui ne signifie nullement sans l’art le plus élaboré), dans cet usage de la litanie quasi liturgique et du délire froid parfaitement contrôlé, une puissance déchirante et charnelle que guette en permanence la folie lucide de ceux pour qui la déconstruction est une des conditions préalables essentielles de la vie comme de l’écriture. Jacques Lovichi Autre Sud mars 2004 La vie. La mort. Le vivre. La durée. La folie. L’orgasme. J’y étais. Elle y fut. (…) Ne pas plier (les genoux), accompagner ce flux de paroles et d’audace, ce cri qui se « découpe » en fragments, tranche autant de fois que le poème monte. Délire qui brode le dire, s’y tient au plus près, noue le quotidien, la ville : Paris, Nice aux entre ciels, aux antres noirs et « translucide(s) » et « outrancier(s) » de la joie comme du scalpel. L’écrit placé haut. » Jeanine Baude, Journal des Poètes, Bruxelles 2004 Poète confirmée et auteure dramatique chevronnée, Claude Ber nous offre à lire un livre plein ( « trésor de mots » dont elle se dit débitrice…) mais pas confus, un parcours balisé en quelque sorte…découpant le thème en motifs qui intensivement évoquent, décrivent, décryptent. Un livre curieux (qui ne dévoile pas tout, qui garde du mystère) dont la lecture ne laisse pas indemne, et c’est tant mieux. Zoé Philippe Cahiers Critiques de Poésie – Centre International de Poésie de Marseille 2004 Mise en scène et mise en page des mots du deuil et de la perte, fruit d’une conquête sur l’inerte et le tacite, dont le livre porte la marque jusqu’à cet « effort de clarté » qui met le lecteur à distance, en aplmob, comme penché au dessus du vide et de la tragédie, retenu, maintenu au bord, tout au bord du vide et de la folie par l’affirmation initiale, omniprésente et omnivore « La Mort n’est jamais comme ». La poésie est vivante qui touche à l’essentiel. Ainsi l’oeuvre de Claude Ber, alternance de vers libres et de proses qui s’attachent à forer l’indicible, l’extrême, pour nous faire entendre l’insoutenable condition du vivant par le biais d’une parole arrachée à la tyrannie de la communication (…) Aucun sentimentalisme ne réduit l’approche de l’extrême à la consolation classique ou à l’épanchement romantique (…) Le petit, le minuscule indécis d’exister fait son chemin, taraude le visible, et s’attache à nous faire voir ce qui se dérobe. (…) Mais le deuil et la perte ne sont pas les seuls motifs du livre. La langue chevillée au corps hésite entre le trop et le pas assez pour nous parler de la folie, expérience limite là encore d’où on ne revient pas indemne (…). La troisième partie s’attache s’attache à dépeindre par touches successives un voyage en prose madrilène qui fait figure de voyage de noces associant le monde réel à ses représentations, vélazquez à internet (…) folies et violences quotidiennes véhiculées par les images du monde rejoignent les oeuvres peintes du Prado, les bijoux de pacotille vendus au marché pour donner lieu à de rapides dévoilements qui confèrent à la narratrice son statut dans l’ordre du langage : « tant de mots parlent à notre place qu’il ne nous reste que la salive au bord des lèvres comme une sorte de pleurs d’une parole épuisée » (…)Poète engagée dans le développement de nouvelles formes d’écriture et de transmission du poétique, notamment de l’oralité, Claude Ber nous livre une oeuvre dense, d’une générosité et d’une sincérité rares, susceptible de réconcilier ceux qui ne voient dans la poésie contemporaine que vaines complexités. Patrick Souchon Ici é Là, revue de la Maison de la Poésie de ST Quentin en Yvelines N° 3 09/05 Entre les deux pierres levées qui ouvrent et ferment le livre, ce sont 22 « bribes », chacune engageant plusieurs découpes, soit 50 au total, comme autant de poèmes, de restes, de vestiges voisins du fantôme, ce vêtement d’absence, garant d’une présence encore et toujours de la vie dans ses aspects les plus kaléidoscopiques. Ainsi, c’est moins d’émotion (…) que d’émoi dont il s’agit ici, soit « cette émotion dépourvue de sentiments » dont parle Bernard Noël. Emoi qui est le coeur de feu du poème. Cela que la forme en quelque sorte redresse. Et tient. » Alain Freixe, L’Humanité, 21/02/08. Soumise à « l’observation minutieuse des glissements », l’écriture de Claude Ber est exploration insatiable des limites. Celles du moi divisé, pris en étau entre désir de dire/désir de taire. Celles du langage et de ses leurres – « Je me tais pour échapper aux icônes ». « Une façon de dire au bout des lettres » qui n’exclut ni les courts-circuits des contradictions ni le rapport glacé à la réalité : « Au bord de la soucoupe le sucre a fondu. Et le café est froid. » Dans une incessante articulation des contraires – « dans le grog chaud, un glaçon d’éternité » –, concret et abstrait pactisent pour faire surgir, derrière l’illusoire pouvoir des mots, ne serait-ce qu’un balbutiement. « Des graffitis sur le plâtre d'un poignet cassé. » Derrière la miniaturisation des scènes – sensations et objets – surgit soudain, inattendue, volcanique, tempétueuse, pareille à une vague indomptable, une poésie organique, cosmique, détonante-explosive. Belle de toute la force de l’éros qu’elle recèle et diffuse. En prise fusionnelle avec la « houle originelle » qui sommeille sous la cendre. La mort n’est jamais comme : un hymne puissant à la vie. Célébration. Angèle Paoli Site Terres de Femmes, septembre 2008 http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2008/09/claude-berfa-ch.html. Dans le calleux des choses, dans le fluide et dans le rugueux, Claude Ber parle l’imprononçable de la disparition, et découpe sa langue. Et ce qu’il reste parfois, elle l’appelle poème, et prête ainsi langage à la forme de l’existence. Une poésie de l’immanence, de la verticalité. S’il y a derrière cette oeuvre une philosophie, une poétique, c’est dans la noblesse de l’humilité. Un accès de velours à la langue du poème, la finesse de la simplicité. Comme elle l’écrit, le poème est « un essai très difficile très prudent de réconciliation ». Entre soi et la langue, entre le mot et l’idée. Le palpable, et l’indicible. Laurence Barrère Collectif Dixit septembre 09 Claude Ber, belle plume et lucidité au delà du commun s’inscrit dans une démarche paradoxale entre apologie du poétique et négation de la poésie.(…) Elle est un des rares Poètes (…) à s’émanciper avec enthousiasme et courage des poncifs et des chapelles. Distinguée par l’envié prix Ivan Goll 2004, La mort n’est jamais comme synthétise les thèses avant-gardistes d’un écrivain désireux d’écrire pour dire. (…). La poésie peut revenir, doit revenir. Claude Ber y contribuera certainement. » T. de B. Art Sud sept-oct 04. Un livre de poèmes bouleversants comme peuvent l’être l’amour et la vie (…) Les mots sont là pour dire l’indicible. Pour ouvrir sur l’impossible conjuration de la folie. Pour exorciser ce qui peut encore l’être. On les découvre comme on se souvient de ce que l’on croyait avoir oublié » Hélène Bresciani, Nouvelles Publications nov. 2003 Livre « du debout », de révolte, de résistance, d’amour (…) Il s’agit bien là d’un livre qui parle d’exil, exil des exclus, exil des reclus, exil des bannis. Entre la folie et la mort nous sommes bercés, charriés, bousculés, hissés, portés à bout de mots par une langue forte et chaleureuse, sans complaisance, sans tricherie. Langue de ceux qui ont pesé au plus juste la douleur d’exister et celle, plus grande encore peut-être, d’accompagner dans la souffrance avant que de ne plus pouvoir parler. Langue de ceux qui ont estimé l’essentiel: l’homme et sa fragilité, mais aussi le lien visible ou invisible qui le relie à l’autre. (…) La poésie, force vive met les hommes debout, met les hommes en marche et les aide à mourir. Puisez donc courage, force, partage, respect, humilité, sérénité dans La mort n’est jamais comme. Ce livre vous portera sur la crête des vagues en un roboratif, généreux, parfois truculent, jamais monotone, et infini voyage. En pionnière, Claude Ber ouvre le chemin, le grand chemin. » Martine Roche, revue Etoiles d’Encre 05. Le jury du prix international de poésie francophone, décerné par l'Alliance francophone et la Fondation Yvan-et-Claire-Goll, a décerné le prix 2004 à Claude Ber, pour La mort n'est jamais comme (Ed. Via Valeriano-Léo Scheer, Paris). Ce prix, selon le voeu exprimé par Yvan Goll dans son testament, a pour but de récompenser « un poète particulièrement doué ». (…) Il sera remis à la lauréate le 25 juin, à 17 heures, sur le podium du Marché de la poésie, place Saint-Sulpice, à Paris. Le jury est composé d'Arlette Albert-Birot, de Marie-Claire Bancquart, Noëlle Chatelet, Vénus Khoury-Ghata, Anyse Koltz, Werner Lambersy, Jean- Baptiste Para, Jean-Michel Place, Albert Ronsin et Anne-Marie Vidal. Le Figaro, mardi 15 juin 2004, p. 24. L’INACHEVÉ DE SOI Editions de l’Amandier 2010 L'inachevé de soi: un beau texte très dense, très dur, parsemé de sentences fortes et désespérées, et à la fois un texte ensoleillé, plein de la saveur des choses. On souhaite l'entendre, appuyé de la voix et du geste, mais on le découvre autrement et plus posément à la lecture, rythmé par les toiles fortes et éclatées de Pierre Dubrunquez. » Marie-Claire Bancquart- Revue Europe avril 2010 L’écriture de Claude Ber, toute de mouvement et de tourbillons, est une écriture magicienne. Exploratrice des hauts-fonds, la langue du poète est comme la vague qui déferle, violente, imprévisible, et ramène sous elle, entre flux et reflux, mille trésors. Qu’elle dépose en offrande sur la page. Ou pique en « talisman ». Tout un théâtre de l’intime, mélange de tendresse et de subtile cruauté, est ramené ainsi, dans « l’herbu » de la langue. Images de l’enfance, lovées dans « l’intensité du détail ». Menues choses, expériences brèves, dont « la simplicité brûle aussi. » Amour : « Tu es l’aimé ou l’aimée le corps de mes mains». Évocation de ce qui fut, ces « deux pins jumelés de Philémon et Baucis que nous étions ». Et mort. Incompréhension de l’expérience liée à la mort. « Par exemple tu étais là. Et puis tu n’as plus été. J’écris mort la sachant mais ne sachant quelle syllabe de son nom va me couper la mort pour moi plus jamais dite. » Émotion à lire cet aveu. La mort n’est jamais comme n’est jamais loin. » Angèle Paoli Site Terre de Femmes L’écriture et la peinture créent une oeuvre commune qui passe outre le « miroir sans tain pour en formuler les vertiges ». L’ouvrage hybride ainsi inventé soumet les toiles à l’épreuve du visible et l’écriture au risque de l’indicible. L’écriture poétique de Claude Ber conjure l’inaccompli : « ira ainsi langue tâtonnante et rédimée même s’il reste chaque jour pierre à jeter à l’ombre dans le chantier inachevé de soi ». La création est baignée par une « lumière traversière » qui fond le poème et le tableau en un même Voir Dit. Si « vivre n’est accordé que par intermittence », il reste l’obstination d’écrire et de peindre contre l’inachèvement de soi et du monde. Alexandre Eyriès Février 2011 Cahier Critique de Poésie N°21 À première vue et à première lecture, si je peux dire : non, le poème (de Claude Ber) n’est pas comme la peinture (de Pierre Dubrunquez). Cette dernière crée l’évidence de la rapidité du geste, en désignant une quête de la figuration que certains poètes appelleraient peut-être présence et qui pour le peintre renvoie à l’idée d’une figuration voire d’une oeuvre originelle perdues. Et, de son côté, la poésie de Claude Ber est celle d’une abondance figurative qui, de références en souvenirs fait signe vers ce que j’appellerai la raréfaction d’un verbe, unissant, au-delà de l’expérience terrestre de la mort, l’amour et l’enfance : « Le mot est un lièvre dont on attend le bond ». Pour me faire comprendre, la peinture désigne, sans ambiguïté, une sorte d’ascèse du travail, tandis que la poésie ouvre l’éventail de sensations délibérément liées à la terre. Mais ce constat ne signifie pas que la rencontre n’a pas lieu. Au contraire même, une fois que les différences sont nommées, elle se produit. Et de pouvoir même avoir le sentiment que le poème est comme la peinture et vice-versa. (…) C’est notre époque qui est en jeu, dans la nécessité d’être toujours présents à elle, même à ce qu’elle tient de plus tragique. Peinture et poème « disent » le risque, non pas de l’improvisation dans l’époque, mais de la disponibilité. D’où cette forme du poème qui décline les possibles de la prose. . Parfois celle_ci est très limpide (j’aurais voulu dire « libre » si ce n’était faire signe vers un ensemble trop vaste, le vers libre) : « Une lueur de mer – car la mer a sa lumière propre distincte de celle du ciel et de la terre – une lumière maritime passe à travers la fenêtre. Dans sa déchirure nocturne. Ou son décolleté. Et c’est une visitation. Parfois spirituelle. Par fois érotique. Ou les deux abouchées. » (p.12). Parfois cette prose devient vers, dans un énoncé qui touche à la grande morale : « Ne répète pas. / Ne récite pas. / N’implore pas. // Va droit. » Et le parcours du livre, dans ce dialogue entre peinture et poème a bien lié les deux expressions, les a confondues tout en maintenant les différences. Ainsi L’ inachevé de soi est une chance : « Le meilleur s’arrête en nous et y demeure. » (p.41) » Alexis Pelletier- Poezibao 24 mars 2010 Le texte aussi dit cet inachevé du corps (C’est à peine une loupiote le feu du coeur), du vivre qui n’est accordé que par intermittence et parce qu’on parle de la mort, mais on ne s’y attend pas. Elle surgit par effacement. Et le poète au verbe fluide tente cette composition, cette recomposition, par l’appel aux vivants épelés par la langue trieuse des registres et des pierres tombales (suit un bestiaire sonore des plus jouissifs à dire), par l’évocation des gestes anciens, rituels des vieux de Toscane qui jetaient une pierre à l’ombre du premier vivant qui s’approchait de leur maison en construction, et des gestes appris (Passe les prunes sous l’eau fraîche et n’oublie pas de mettre la bassine sous le robinet. L’eau est précieuse qui servira à arroser (…)), par l’incantation cyclique à la langue qui, ici court à l’excès, là est une torche qui brûle aussi sous l’eau. Mais au final, il n’y a pas de puits de langue où puiser parole qui désaltère. Alors, le poète, s’adressant tant à elle-même qu’à l’homme en tant qu’espèce (dont l’angoisse de la mort est pour la première fois plus grande que celle de sa propre mort), tout en sachant qu’à te nommer tu disparais, parce que cela est inéluctable, nourrissant sa réflexion de son quotidien parfois le plus trivial et/ou le plus banal, nous jette en dernier conseil : Applaudissez sans réserve. Cela n’a pas éternellement lieu, parce que le meilleur s’arrête en nous et y demeure. Même inachevé (et parce que l’inabouti est increvable), vivons puisqu’il nous faut mourir. Jacques Fournier Revue Ici et Là 2010 MÉDITATIONS DE LIEUX Editions de l’Amandier 2010 « Depuis Lieu des éparts, que de chemin parcouru par Claude Ber – qu’on ne présente plus – jusqu’à Pareil pour tous. Elle y nomme les lieux et prend le paysage à bras le corps : « ... l’eau familière du lavoir, les calades abruptes de l’enfance dans ces villages perchés des vallées alpines... tout épouse la pente du versant : façades en biseau des maisons à flanc de rocher, raidillons plongeant à pic, brusques déboulées de ravines jusqu’en bas dans le coupant en V de la vallée où coule une de ces rivières torrents, Vésubie, Roya ou Verdon, dont les torsades serpentent de lônes en cascades jusqu’à la mer. » Délimitant subtilement les territoires du passé et du révolu qu’elle oppose, Claude Ber se livre à des réminiscences dont la douceur n’implique pas le regret ni un quelconque passéisme. C’est au contraire un salutaire retour sur soi qui règle quelques comptes avec le passé. « Parfois, écrit-elle, j’ai compassion de ce que je suis devenue, parfois je suis simplement agacée d’être encore en ma compagnie. » Prétexte (et post-texte) à l’enfance, le séjour, désormais, déroule ses heurts (violents) et ses fastes (modestes et grandioses). Mais sourd aussi, comme incidemment, la genèse d’une écriture. Jamais peut-être ne s’était-elle livrée aussi totalement. Il existe, et c’en est la preuve, une pudeur de l’impudeur. Celle qui ressuscite les morts par la vertu des mots. « L’heure est venue de s’assoupir dans la lucidité du jour. Éblouissant. » Jacques Lovichi, Revue Phoenix n°1, 2011 ; (…) D’une tout autre essence est la grande prose poétique de Claude Ber. Pareil pour tous. Illimitée et intarissable. La contemplation du vol de l'épervier lève « la résistance à explorer » les « épreuves » et le filet lancé à la pêche des mots remonte, abondante moisson, poissonneuse moisson. Que faire, pourtant, de toute cette « limaille » qui s'aimante et « houle » aux pentes de Saorge ? Peut-être rien. Tout juste des « fagots de mots ». Mais « les fagots de mots » organisent leur résistance. Dûment classés, répertoriés, numérotés dans un carnet, ils font soudain lever le monde du passé. Et se dire et crier la révolte intacte d'aujourd'hui. « Tout en moi récuse et refuse ». Seul le vol d'un papillon noir vient distraire l'esprit de « son emballement ». Un souffle puissant de poésie et de violence anime Pareil pour tous, vaste fresque personnelle qui livre la part belle à l'enfant et aux figures tutélaires qui ont présidé à son bonheur. Car l'enfance fut heureuse et seulement l'enfance de celle qui tressait déjà entre elles les images de la mer aux images des montagnes : « Les deux lieux fusionnaient dans un paysage mental fait de montagnes moutonnant en vagues, de vagues hérissant leurs falaises, de mer déferlant en houles d'herbe et de crêtes rocheuses surgissant des ressacs. Entre les deux, comme un tissu invisible qui les rassemblait, soufflait ce même vent qui, à l'instant où je le nomme, emporte mon papier et penche les feuilles du figuier en mains ouvertes vers la fenêtre. » L'abondance métaphorique et sensuelle des mots redonne vie, ici, momentanément, à toutes les morts qui peuplent la mémoire du vivant, les recompose dans le damier des jours, les relève dans leur histoire. Le temps d'une écriture qui déferle hors les murs de la claustration monastique. « Il y en a trop de tous ces morts anonymes d'ici, attendant que je déterre leur histoire, poussières qu'ils sont dans les cimetières perchés des villages de l'arrière-pays comme pharaons dans la vallée des rois. Et ils me veulent ce dire tenace. Entêtés à exister avec une obstination, que je tiens d'eux, de tous ces enterrés. » Mais toujours demeure la conscience aigue de l'impuissance à déjouer la cruauté des hommes ; et toujours demeure l'obstination de l'artiste en quête d'éternité à poursuivre en aveugle son chemin têtu de création : « Nous pouvons à peine sur nous-mêmes et si peu pour quiconque que nos savoirs et nos oeuvres semblent parfois une ironie cruelle, une parodie d'éternité inaccessible, une miette d'aumône à des infirmes. Et pourtant vont les doigts aux cordes de l'instrument, s'ouvre la bouche sous la poussée du souffle, court le crayon jusqu'à la crampe sur la feuille. » Et toujours ressurgit la question justement obsédante :« N'y aurait-il d'autres raisons de survivre qu'une aveugle volonté d'exister ? » . Angèle Paoli, Terres de femmes 2010 Ce livre est le résultat d’une résidence de quelques semaines que les 3 auteures ont pu faire au monastère franciscain de Saorge (Alpes maritimes), en août 2006. Chaque texte est séparé du suivant par quatre photographies dues à l’oeil d’Adrienne Arth, qui saisit comme elle aime à le faire reflets et transparences, ici dans l’eau des bassins, fontaines et lavoirs du monastère et du village proche. Quant aux écritures, elles diffèrent les unes des autres comme autant de personnalités, chacune dévoilant ce que le lieu et son atmosphère ont révélé. (…)Pour Claude Ber aussi, l’attrait du lieu, vent et pierres, potager et vol d’épervier, aimante sa limaille de souvenirs. Elle convoque ses tous morts, ceux de son enfance dans un de ces villages perchés à flanc de montagne avec semblablement les rues pavées de pierres asymétriques, (...) les bancs sous les marronniers et les tilleuls : Finette, Touan, Violetta, Paul, etc. Leur vie et leur mort sont évoquées avec verve et affection. Mais il y en a trop de ces tous morts anonymes d’ici, attendant que je déterre leur histoire. (…) Un ouvrage dans lequel, par la multiplicité des écritures (auxquelles il ne faut pas oublier d’adjoindre la qualité des photographies), chacun pourra trouver écho à sa propre réflexion. J.F. Ici et Là VUES DE VACHES Editions de l’Amourier, 2009 Ces vues de vaches donnent le regard du photographe et de l’écrivain sur elles, mais aussi et surtout, du moins dans les textes de Claude Ber (trente-trois textes de prose, et trois poèmes) le regard qu’elles ne posent pas sur les trains, mais sur nous, ou plutôt qu’elles nous invitent à poser sur nous-mêmes, comme si nous nous reflétions dans leurs yeux placides comme l’éternité. Ces histoires de vaches, tantôt plaisantes — comme dans «Grammaticalement » ou « Cow-boy » où elles deviennent « vhaches de guerre » —, tantôt graves, sont l’occasion de descriptions précises de leurs différentes races ou de leurs attitudes, qui ressemblent furieusement aux nôtres, mais surtout d’évocations de souvenirs qui disent la naissance et la mort : de l’enfance dans les montagnes alpestres au cimetière près des Morvandelles. Le mystère des vaches est celui « de nos destinées », le savoir troué que l’on acquiert sur elles est à l’image de celui que nous possédons sur nous-mêmes. Les vaches sont « primitives » et nous croyons en être séparés par notre « cervelle de sapiens », et pourtant, la barbarie, « l’universelle boucherie » qu’elles subissent malgré elles est bien de notre fait. Vaches folles, vaches étiques et sacrées, vaches engraissées pour notre consommation démente, elles nous renvoient à notre propre folie, à notre « abomination ». Mammifères les uns et les autres, nous sommes pris dans le même mouvement : « Aux pis giclant de la vache sacrée jaillit la voie lactée de notre histoire ». Les vaches, et pas seulement Isis, la déesse vache, ont donc bien le droit d’être célébrées, dans leur matière, leur odeur, leur couleur, et leur éloge sera toujours trop, ou pas assez. La « non-collection » restera ouverte, sur « le souvenir et la croyance » : « je trairais un pis de voie lactée à la langue pendante / et sa salive / qui goutte dans l’odeur du fumier / je la prie ». » Joëlle Gardes, Revue Autre Sud 2009 Les vaches et la littérature ont toujours fait à peu près bon ménage, et ce livre en est une illustration supplémentaire. Mais celui-ci y rajoute une vue sommative. Non que l’auteur veuille tout dire, ou même qu’elle le puisse, mais il y a dans son projet une telle volonté d’en dire beaucoup qu’on la suit volontiers dans sa course. Parce qu’elle a un style. On l’écouterait alors longtemps nous parler des vaches autant que de leurs tiques, amatrice comme elle l’est de « collections temporaires. Fugaces. Abracadabrantes» : « vache folle, vach’art, vache qui rit, gardeur de troupeaux, abattage « sans question ni scrupule. Mais sans cruauté. Avec soin ». Bernard Fournier Blocs denses de prose s’étalant (à quelques rares exceptions près) sur toute la largeur de la page hormis la marge qui les éloigne symboliquement des photos qu’ils ne sont pas là pour illustrer mais compléter, les textes de Claude Ber quant à eux disent, visuellement déjà, toute la verve de l’écrivaine, cette capacité à s’emparer de la langue (de boeuf en l’occurrence) pour la régurgiter, chargée des sucs de la mémoire, des doux acides de l’observation, du sel de l’intelligence et de la connaissance. Bref, de ce que doit être un écrivain digne de ce nom. (…) Nous pourrions classer ces textes en trois catégories, d’ailleurs proposés dans un premier temps en alternance de page, puis d’une manière moins formelle, pour qui abordera le recueil dans le sens de la lecture : les textes de l’observatrice, les « vues de vaches », non de l’instantané comme l’est la photographie, mais du geste de la vache : la vache qui se gratte jusqu'à meugler devant la tique inaccessible ; la vache gourmande qui saisira d’un roulé rapide la botte de lupin et de mélampyre tendue à bout de bras ; la vache qui dodeline du col une berceuse d’une étrange douceur ; la vache qui à l’arbre se masse, etc. La vache telle qu’on peut la voir dans les champs, les prés, les alpages, exposée aux regards de tous et que l’écrivaine sait saisir pour en tracer le portrait aux multiples facettes ; les textes de l’érudite qui font entrer en jeu d’autres niveaux de la « lecture » de la vache : la mythologie (Isis, la déesse vache, tendant sa mamelle à Pharaon qui tète à même le pis sacré) ; la linguistique (Linguistiquement antithétique la bovidée !) ; la littérature (La vache est étonnement absente des fables) ; l’art (de la Vache de Kandinsky à celle de Duchamp, en passant par la petite vache étrusque en terre cuite de je ne sais plus quel musée de Toscane, la vach’art fait à la fois dans l’objet et dans l’espace) ; la tradition du combat des Reines (Elles arrivent bichonnées, bouclées, d’une coquetterie de star dans leur robe lustrée,…), etc. À ces textes-ci et ces textes là répondent en écho ceux de l’être humain de mémoire et de son temps qui évoque sa propre enfance rurale, et la Tarine, une vache banale mais ma vache natale. Qui se remémore l’anecdote rapportée par sa mère des vaches qui broutèrent les langes étendus du nourrisson. Qui dit aussi sa colère face à la vilaine affaire des vaches folles qui a marqué, accidentellement, la vache d’un sceau d’infamie au demeurant strictement humain. (…) Pour en arriver à dire l’impossibilité de dire : « Il faudrait que soit exaucé l’antique rêve du mot ressemblant à la chose pour que je puisse, à vos clarines, vous rameuter et pour que cesse enfin d’être vache la vache à l’animal qu’elle nomme. Et si la poète, insatisfaite, croit n’avoir pas su dire la chose, au moins nous aura-t-elle tracé au fil de ces pages, avec la subtile complicité du photographe, un portrait attachant, déroutant, proche, bref humain de l’animal finalement le plus exposé et le plus secret qui soit. » Jacques Fournier, revue Ici et Là 2010 SINON LA TRANSPARENCE Editions de l’Amandier 2007 (réédition). Sur l’ouvrage : Une parole qui se manifeste surtout par sa puissance. Parole qui déboule, éboule, corrode, et qui dépouille aussi, travaillée par ce mouvement de dénudation ontologique qui la constitue" "une des oeuvres poétiques les plus vives, les plus belles de ce temps. Philippe Le Guillou, Revue Sud. ... cette parole qui hésite sans cesse entre la loquacité de la mémoire et le silence de l'oubli... Volontaires ou générés, les mots de Claude Ber se closent sur eux-mêmes. A nous de les ouvrir malgré leur fragilité qui fait rempart. Anne-Marie Mitchell-Sambroni, Le Provençal. Les deux grands véhicules utilisés par Claude Ber pour assurer la continuité dont je parlais plus haut sont indifféremment la page et la scène. La profération ou le chuchotement. Il faut bien reconnaître que ses écrits ( poèmes ?) fonctionnent comme des oratorios et, inversement, que ses textes théâtralisés (…) ont de furieux accents de chose écrite...Il s'agit, on l'aura compris, d'une haute tentative de réactivation du langage "face à la désertion du verbe..." Jacques Lovichi, La Marseillaise. Sur le spectacle ESPACE-VOUS créé à partir du livre En Frédérique Wolf-Michaux, dont les silences mêmes, les regards et les respirations sont une musique, autour d'elle et pour elle, se mêlent (...) les notes de Giovanna Marini et celles de Georges Aperghis, les propres inspirations musicales de la chanteuse, le texte superbe de Claude Ber (...) On pense à la phrase d'André Breton: "La beauté sera convulsive, explosante fixe..." (...) Une histoire qui mêle la plus troublante présence à la plus troublante absence, le rêve le plus fou et la logique la plus rigoureuse..." La Marseillaise Un spectacle exigeant sans doute, qui ne se livre pas facilement certes, mais qui reste passionnant de bout en bout" Jacques Corot, Le Provençal. Tel est Espace-Vous, voué au plaisir du texte, plaisir charnel et acharné à dire "la déchirure exacte d'entre nous et nous", à faire rendre gorge aux mots du réel qu'il recèle. Pierre Murat, L'Eveil LA PRIMA DONNA suivi DE L’AUTEURDUTEXTE Editions de l’Amandier 2006 (réédition). LA PRIMA DONNA Création Théâtre de la Minoterie et Scène nationale du Merlan, Marseille 1995 Une Prima Donna, avec juste ce qu'il faut d'humour, de tendresse, al dente! Edmée Santy,. Langue décoincée, mots à fleur de peau, voix du fond du corps, qui s'en lasserait sinon ces avaricieux de la chair qui plaignent leur jouissance, ces pingres du langage qui tiennent le sens en suspicion? A ceux-là, le spectacle fera entendre quelques vérités, comme on dit, bien senties. Pour les autres, tous les autres oyez et voyez un moment d'exception. Vous pourrez dire "j'y étais" avant que Paris ne se l'arrache." Pierre Murat, L'Eveil Un spectacle tonique et décapant (…)La Prima Donna est-elle folle? Certainement pas, elle est femme, vivante, authentique. (...) Elle utilise des mots...Verts certes, dont elle connait le sens mais dont l'incertitude possible de son vocabulaire, son exubérance de Prima Donna ne l'autorisent-ils pas à dire avec une candide volubilité des vérités que le public a envie d'entendre en s'émerveillant qu'on puisse les dire si tranquillement? On rit beaucoup, la salle glousse, pouffe, on s'esclaffe et certains ne rient plus du tout touchés en plein coeur! Pétulance, drôlerie, verdeur, vulgarité jamais! (...) Claude Ber et Frédérique Wolf-Michaux: un auteur très contemporain original et attachant qui a trouvé son interprète. Retenez-bien leur nom, on en reparlera. Odette Singla. Bref ce petit texte est un grand moment de plaisir. On aurait même aimé que la donna ne s'en aille pas si vite, qu'elle reste là et continue à nous livrer sa vie, parce que c'est beau de raconter sa vie, beau et rare finalement, dans une époque où tout est à la fois très rugueux ( le réel, ses drames et ses douleurs) et très lisse ( médias, modes et midinettes). Paulina Baldi, qu'elle soit diva ou qu'elle soit ouvreuse prend le risque de la parole: " Mais c'est une entreprise très dangereuse que de vouloir simplement raconter ce qu’on vit, même sans prétention, uniquement pour faire le point et pour partager". C'est dangereux, mais c'est encore une des plus belles manières d'affirmer notre amour de la vie" Yves Gerbal, La Marseillaise L’AUTEURDUTEXTE Création, Théâtre de Lenche, Marseille 1991 L'Auteurdutexte, une création remarquable (...)une sorte de longue critique de raison pure.(...) Chaque phrase est un moment de votre propre pensée à vous spectateur. Le Provençal L'Auteurdutexte en un mot, la vie Le Méridional Il y a comme cela des évidences qui vous jettent à genoux aux pieds d'un texte, tant l'intelligence et la subtilité qui en émanent, vous coupent le souffle et les jambes à la fois (...) Cela vous racle le fond du cerveau et vous sommes de vous élever au niveau des mots. Les Mots Parleurs. ORPHEE MARKET Editions de l’Amandier 2006 Création Scène Nationale de Châteauroux, 2005 Orphée et Eurydice à la question : superbe ! (…) Ce spectacle est particulièrement riche et dense, inspiré par le mythe d’Orphée et Eurydice, et au delà par notre rapport aujourd’hui –car « ils sont là les enfers » - au sacré, dévoyé, perverti et à la plénitude d’une vérité suprème inatteignable (…) l’art est dans ce va et vient qui fut aussi celui de la troupe avec l’auteure Claude Ber, dont le poétique fragmenté est sans cesse confronté à la nécessité du récit et à la présence des corps, du concret, avec une prédilection pour le décalage voire la dissonance. MP L’Echo-La Marseillaise 6/10/05 Pour l’écriture, en l’occurrence du texte – magnifique – de la poétesse Claude Ber, un dialogue est aussi nécessaire avec le metteur en scène, pour trouver la justesse d’une parole poétique désacralisée, mise en situation dramatique mais sans réalisme. (…) Dans tous les cas, c’est une alchimie, un parcours à la fois empirique et initiatique, fait de de différents savoir-faire convergents, de découverte et d’explorations de pistes. L’Echo-La Marseillaise 25/02/05 Texte-ovni théâtral en forme de puzzle, sorte de paysage mythologique (qui convoque Oedipe, Roméo, Abel, Majnoun, Tristan et d’autres, en une sorte de carrefour de cultures ) appuyé sur une obsession des “voix” qui se réinventent,” réveillent les morts”, “retissent la trame déchirée du monde”, et renvoie aux grandes questions métaphysiques, non sans un soupçon de plaisanterie (“une pièce où on ne rit pas est une pièce dont on doit rire”, disait Brecht). Ainsi, le mythe est à la fois célébré et tourné en dérision.(…) Il s’agit bien d’un théâtre de parole, d’une quête sur un usage spécifique de la parole et sa profération au théâtre. Parole et langue viennent au devant de la scène, s’exhibent en quelque sorte, et cette monstration des monstres de la langue tient lieu en quelque sorte de dramaturgie. Ni fable ni action, ni “personnages” (pas de biographie, pas d’autre identité que celle conférée par le mythe) car aucune de ces instances ne tient face au projet de déploiement de la langue. (…)Aujourd’hui, le soupçon porté sur les catégories traditionnelles de la littérature, et la nécessité de remettre au premier plan une langue qui dégèle la langue plate et convenue des “communicants”, aboutit à une famille d’auteurs pour qui le théâtre est un théâtre pour l’oreille plutôt que pour l’oeil : les Novarina, les Py, les Gaudé, les Melquiot, héritiers des Césaire, des Vauthier, des Genêt, des Audureau, des Claudel, des Pichette, et plus lointainement, des Rabelais, affirme que le lyrisme n’est pas contradictoire avec la trivialité, qu’il peut aussi rejoindre l’épique, et que le croisement entre théâtre et poésie est un nouveau lieu de rendez-vous pour les dramaturges. Quitte à mêler des facettes aussi différentes que la fantaisie, le trivial, la verve musicale, l’invention syntaxique et lexicale, le brassage des niveaux de langue. Claude Ber est de cette famille là: poète de théâtre. Poète aventuré dans l’incarnation de la parole. Michel Azama Préface MONOLOGUE DU PRENEUR DE SON POUR SEPT FIGURES Editions Via Valeriano-Léo Scheer 2003 Création Théâtre Antoine Vitez, Aix-en-Provence, 2003 Le choeur de sept figures du Monologue du Preneur de Son témoigne du modèle même de la parole collective contemporaine comme exercice violent de ce qui interrompt l’autre ou m’interrompt, tout en renouant avec la tragédie antique : entre cruauté du monde et cruauté du contexte familial. » Opening Night Il se dégage de cette pièce une puissance dramatique très rare servie par une écriture forte, moderne, exigeante, puisant aux sources de la poésie comme à celles du langage théâtral. Entre éclatement et construction, entre dispersion et convergence, elle tente une fascinante investigation sur la question du corps et de l’espace, de l’unicité de l’être dans un monde de mémoires perdues » Gilles Boulan Panta Théâtre Caen. INDIANOS Editions Les Cahiers de l’Egaré 1990 Création Festival des îles, Marseille 1991 C’est du beau théâtre poétique et clairvoyant, de beaux textes admirablement joués par l’Egregore. Louise Baron La Marseillaise Devant la diversité du monde indien, Romeuf a voulu une diversité de perception (…) Claudine Galéa et Claude Ber ont donc travaillé chacune de leur côté sur une trame commune. Romeuf a ensuite fait le montage des deux textes, des deux sensibilités, des deux écritures. Le pari était fou au point qu’il restera probablement unique, mais le résultat est là, magnifique et étonnant » J.P. Lacombe Var-Matin Le texte ( les deux textes) de Claudine Galéa et Claude Ber a la tonalité testamentaire d’un hommage aux souffrances endurées par le peuple indien. Il explore avec acuité le processus lent mais irréversible du démembrement de l’âme d’un peuple… Le Méridional LIEU DES EPARTS Editions Gallimard 1979 Une voix forte et neuve. Le Monde Une écriture fluide, nerveuse à la fois, extraordinairement maîtresse d'elle-même, de ses moyens, mais consciente aussi de ses charmes, non sans humour. Revue Poésie Une poésie tout à la fois terrienne et animale (...) dans une langue économe de ses moyens et jalouse de sa limpidité. Lire TRADUCTION DU LAC D’ARGENT DE KAISER Spectacle d’Oliviers Desbordes, création Théâtre Sylvia Montfort, Paris 2003 Traduction de Claude Ber et Roland Krebs Olivier Desbordes a réussi l’impossible : l’équilibre de l’unité dramatique entre texte parlé et le chant dans la traduction impeccable de Claude Ber » Olivier Olgan. La Tribune CHECKPOINT CHARLIE, SPECTACLE DE FREDERIQUE WOLF-MICHAUX Création Scène Nationale du Merlan, Marseille Checkpoint Charlie, c'est, loin de tout discours sclérosant/sclérosé un spectacle qui évoque les grandes réussites du théâtre musical... " Gabriel Vialle Le Provençal Les morceaux choisis, textes ou musiques, apportent soit une dimension esthétique indéniable, soit une grande puissance émotionnelle. Primo Lévi, Paul Celan, Anna Akhmatova ou, plus près de nous, Claude Ber ( dont le Souvenir du XXème siècle sert de sous-titre au spectacle), les mots brûlent, tordent le ventre.... des images très fortes, des moments d'intense expression émergent de ce no mans land impressionniste, mais il faut attendre la toute fin pour que le spectacle prenne toute sa dimension émotionnelle, lorsqu'instruments et lumières mêlent leurs stridences dans une insoutenable cacophonie visuelle et sonore pour nous parler s'un monde brutal et fou où les flonflons étouffent les plaintes de l'homme... D. Allard Mercredi 5 Octobre 2011
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Anthologie poésie Bipval (Biennale des poètes en Val de Marne) 2011 Editions Action Poétique Burqa ? essai, Claude Ber, Wassyla Tamzali, Éd. Chèvre-Feuille Étoilée, 2010 Couleurs Femmes Anthologie poésie, Éd. Castor Astral 2010 Et si le rouge n’existait pas Anthologie poésie, Ed. le Temps des cerises 2010 Voix de l’Autre essai, Actes du Colloque Littératures, Université de Clermont-Ferrand Ed. PUF 2010 Que peut la littérature? Ed. Calliopées 2010 La poésie érotique française contemporaine Textes rassemblés par Giovanni Dotoli, Ed. Hermann, 2011 cb
22/11/2010
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