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09/02/2011



REVUE DE PRESSE

REVUE DE PRESSE 1

EXTRAITS D'ARTICLES SUR CLAUDE BER



REVUE DE PRESSE 1
EXTRAITS DE PRESSE
07/03/09

SUR L’ŒUVRE EN GENERAL
n° 42 de la Revue AUTRE SUD fev 2009

« L'ensemble de l' oeuvre de Claude Ber est considérable par son unité d'inspiration comme par la richesse lucide de ses moyens. Son usage souvent audacieux de l'écriture est toujours lié à une interrogation sur le sens de la vie ». Marie-Claire Bancquart

« La poésie de Claude Ber vous embarque de force. « Vous êtes embarqués » avait dit Pascal. C’est pareil avec elle, plus près du penseur des Pensées, croyons-nous à cause de certaines inquiétudes métaphysiques, que de Kérouac, malgré le titre attribué à notre courte « mise en train » : tellement ce poète nous parle de nous et de tout, de soi parlant et du monde, dont elle fait son miel avec la liberté d’un Montaigne (lui qui ne se faisait pas faute de prendre son bien où il le trouvait – et Ber se souvenant des procédés dont ont usé nos « grands rhétoriqueurs » de jadis et naguère, qu’elle réutilise, bricole, repétrit, revitalise…). Elle développe ainsi – selon ce que lui dicte l’heure de l’écriture - une faculté d’invention verbale et d’inventaire des choses qui n’est pas sans me faire penser aussi à un Rabelais (…) Elle pratique une esthétique de la surprise, impliquant une grande variété formelle, dont je suis persuadé qu’elle expérimente sur elle-même les effets, attendant de sa gourmande imagination les coups de force qui lui font voir trente-six chandelles. (…) Claude Ber est travaillée par les mots, par les formes, tout autant qu’elle les met au travail, les observe dans leur « progrès » (…) Spirale tumultueuse, si l’on peut ainsi qualifier un brassage qui mêle l’insecte à l’étoile, le ténu à l’immense, l’intime à l’extériorité, et les grossièretés comme les altitudes du langage, elle fait ressentir comme un vent implacable, vrai « mistral » fréquemment déchaîné, le tourment et l’appétit de vivre, le « jouir » toujours nouveau adossé au mur de ma mort (…) » André Ughetto

« Claude Ber mêle à une belle tension rhétorique qui vise à porter le langage au plus près de ses limites, les impulsions secrètes de l’organisme, ces mouvements qui nous pressent, nous traversent, nous déchirent. Là où cœur et chair ne s’opposent pas, dans cette zone d’avant la distinction de l’âme et du corps, prend, comme on le dit du feu, ce rythme qui bat dans l’écriture de Claude Ber. C’est lui qui oppose les arêtes, unifie et fait tenir ensemble. Cela donne ce ton particulier qui voit Claude Ber parler ici avec des mots au « juste temps » selon l’expression de Jean-Luc Nancy, soit avec des mots qui s’ils ne disaient pas le juste (le sens correct, la vérité) disaient juste !Claude Ber dit juste. Et dans ce suspens du sens, c’est la vie qui se rue. Ce hors-sens, ce vide s’ajoute au temps pour le faire jouer, tourner. Pour resynchroniser un compte qui manifestement n’est pas bon. Ne sera jamais bon. Et c’est alors un oui que l’on entend. Un oui « à la vie », au « jouir », à « la chair la mer nues. Et la lumière tierce ». Décidément, le reste, ce peu, est toujours ce qui sauve ! » Alain Freixe

« Claude Ber, nourrie par une pratique exigeante de l’oralité et une fréquentation constante de comédiens, a un grand sens de la dialectique nécessaire entre les moments de profération, d’ « enflement » de la parole, et les ruptures nécessaire. Ses poèmes s’adressent moins à un lecteur imaginaire (souvent l’écrivain rapidement reconverti) qu’à un auditeur réel, ce qui l’oblige à avoir une écoute véritable des énergies de la phrase, des suspends nécessaires à la suggestion, des références qui doivent être explicites sans être soulignées. Elle ne se contente jamais d’une expression heureuse en surface mais creuse et au cas élimine avec la cruauté de ce théâtre qui, ne pouvant tourner la page pour revenir en arrière, sait et avancer avec évidence et se méfier des effets. » Gérard Noiret

« C’est en te lisant, Claude, qu’il me semble saisir, avec une acuité nouvelle, ce qui se joue peut-être dans cette opposition – devenue un topos de la réflexion – entre une poésie orientée vers l’être et sa célébration païenne, et une autre dialogique. Je ne sais pas s’il faut choisir – comme on nous somme parfois de le faire – entre Heidegger et Celan ; laissons là les idéologues et revenons à ton poème ; à ce malaise, ce manque qui le fondent et le nourrissent, autant qu’ils te fondent et te nourrissent, à cette nécessité de dire, te dire, et cette poétique qu’on aurait tort de réduire à un simple projet éthique. Revenir plutôt sur la crise qu’elle trahit et que je formulerai ainsi : qui suis-je-moi, vivante, que ne sépare de toi, morte, que le pas d’une « distance inconnue », « unissant ma vie à ta mort », « ma vie qui se divise de ton absence » ? Comment écrire pour discerner ce qui reste de toi, ce qui reste de moi, sans que la langue de mon poème ne parte en lambeaux, au point que « je ne comprenne plus ce dont je parle » ? Double question où tu cherches, « fantôme devenu » doutant de soi, confirmation de ton être – et la réponse : une adresse permanente à l’autre, et d’abord au tout autre désormais, l’amie défunte, où ton poème trouve, en même temps que sa forme naturelle, sa légitimité de parole.
Car tu n’as pas la maîtrise de ce qu’il dit ; aucune information ici, dans ce reste que tu m’offres, Claude. La «soustraction » plutôt de toute information, une pure énigme le message : toi, tout entière avec le chiffre secret de ton propre destin, et que je reçois, moi lecteur, avec le plus étranger de moi-même, avec ce qui reste de moi qui te lis, et qui n’aurai pas le dernier mot sur ma vie. Poème reçu comme une bouteille jetée à la mer, selon l’image de Mandelstam, adressée au plus anonyme, c’est-à-dire au destinataire le plus singulier. Poème public en somme, comme devrait l’être tout poème, quand la littérature (au sens que lui donne Mandelstam) demeure une confidence entre proches et qui s’entendent.
Public, je sais que tu ne refuseras pas ce mot. C’est même un mot qui te ressemble. On te sait généreuse, soucieuse de rendre publiques les ressources dont tu disposes, et si aigu ton sens du service public, que le poète chez toi se fait spontanément maïeutique. Tout cela est vrai, Claude, mais me tromperais-je si je soupçonnais là une nécessité chez toi viscérale, quasi ontologique. Et une inquiétude récurrente (propre à notre condition de modernes ? Relire Qu’est-ce que les lumières ?), celle de ne pouvoir s’assurer de soi-même et du sens de ses pensées qu’à les exposer en public. Et tel est bien l’enjeu de cet « effort de clarté » que tu fais, moins pour dissiper une énigme que pour lui donner forme dans le lieu commun du poème.
Et quant à moi, cette lettre n’aura eu d’autre but que de rendre public le sentiment, très privé, qu’à te lire j’éprouve, d’une moins grande solitude. » Pierre Dubrunquez


SUR LES LIVRES PUBLIES ET LES SPECTACLES


LA MORT N’EST JAMAIS COMME
Editions de l’Amandier 2006 (réédition).

« Un texte dense et dur, qui est aussi une incroyable recherche formelle, avec des ébauches purement abstraites, des bribes de pur poème, des empreintes de prose narrative et ses « découpes numérotées… un parfait manifeste de ce que nous avons à chercher, si l’écriture d’aujourd’hui, lorsqu’elle se confronte comme ici à une charge aussi vitale, le deuil impossible d’un proche, devient rétive à toute appartenance de genre » François Bon, Remue-net 2004

« (...) Il y a chez Claude Ber une conscience si aigue de la transcendance de son objet qu‚elle lui inspire une singulière poétique négative au sens où l’on parle de théologie négative, une conception de la figure comme figuration du dissemblable telle qu‚on la trouve énoncée chez un Denys l’Aéropagite (...) On soulignera (...) le tropisme mystique de ce livre et son auteur ne le nierait pas, pour peu qu‚on ne le dissocie pas d‚une méditation sur les limites mêmes du langage et qu’on ait à l’esprit le spectacle de la folie dont il est né comme un chant d‚amour à celle qui y succomba. Trouver face au mutisme de la folie une juste mesure de silence, rendre vie au « mot mort » dans le « momort » telle est en effet la mission cathartique du poète, et la vocation lazaréenne de son poème. Pierre Dubrunquez Europe, avril 2004

« Dans ces « bribes », dans ces fragments qui tissent l’histoire d’une existence la mort se décline sur divers modes. Des poème en pros qui sont autant de blocs compacts comme des pierres tombales alternent avec des séquences de vers libres, trouées de blanc (…) A la fin une prose poétique va de l’avant (prorsus) tel un manifeste qui affirme en différentes langues que la vie, elle aussi, avance, et que « l’imperfection de la vie vaudra félicité ». Cette félicité est arrachée à l’impossibilité que nous avons d’accepter la mort, à l’impossibilité de la dire car « la mort fait de la langue entière un charabia ». (…) A la mort et à la défaite d’une langue sans ponctuation, sans syntaxe reconnaissable, d’une langue affolée par le travail de la mort (…), s’oppose, dans des paragraphes régulièrement ponctués, à syntaxe claire et dense, la célébration de la vie (…). Dans tous les cas, et c’est ce que dit le rythme à travers les répétitions et les variations continues, la mort impose que (…) la parole ordinaire, « l’universel reportage » selon l’ expression de Mallarmé, fasse silence afin qu’un chant puisse s’élever. (…) Cette parole tragique ne cède pourtant jamais à la tentation d’une lamentation complaisante (…) La mort n’est jamais comme n’est pas une parole de deuil, n’est pas un thrène, mais un hommage aux « choses dans leur assise, la roche dans la roche, le ciel dans le ciel et nous tous à notre place ». Joelle Gardes, Le Nouveau Recueil juin-août 2004.

« Voici un livre d’amour et de mort qui, transcendé par la splendeur de l’écriture, passe tôt de l’anecdotique – aussi tragique soit (…) la disparition d’un être tendrement aimé- à l’universalité de la douleur. Depuis la publication de Lieu des Epars (gall 1979) nous sommes quelques uns à suivre le travail spécifique de Claude Ber qui éclaire très positivement ( une fois n’étant pas coutume) le sens de l’indigeste et vague notion de modernité. (…) Il y a dans cette trituration de la langue qu’elle pratique avec le plus grand naturel ( ce qui ne signifie nullement sans l’art le plus élaboré), dans cet usage de la litanie quasi liturgique et du délire froid parfaitement contrôlé, une puissance déchirante et charnelle que guette en permanence la folie lucide de ceux pour qui la déconstruction est une des conditions préalables essentielles de la vie comme de l’écriture. Jacques Lovichi Autre Sud mars 2004

« La vie. La mort. Le vivre. La durée. La folie. L’orgasme. J’y étais. Elle y fut. (…) Ne pas plier (les genoux), accompagner ce flux de paroles et d’audace, ce cri qui se « découpe » en fragments, tranche autant de fois que le poème monte. Délire qui brode le dire, s’y tient au plus près, noue le quotidien, la ville : Paris, Nice aux entre ciels, aux antres noirs et « translucide(s) » et « outrancier(s) » de la joie
commedu scalpel. L’écrit placé haut. » Jeanine Baude, Journal des Poètes, Bruxelles 2004

« Poète confirmée et auteure dramatique chevronnée, Claude Ber nous offre à lire un livre plein ( « trésor de mots » dont elle se dit débitrice…) mais pas confus, un parcours balisé en quelque sorte…découpant le thème en motifs qui intensivement évoquent, décrivent, décryptent. Un livre curieux (qui ne dévoile pas tout, qui garde du mystère) dont la lecture ne laisse pas indemne, et c’est tant mieux. Zoé Philippe Cahiers Critiques de Poésie – Centre International de Poésie de Marseille 2004

« Mise en scène et mise en page des mots du deuil et de la perte, fruit d’une conquête sur l’inerte et le tacite, dont le livre porte la marque jusqu’à cet « effort de clarté » qui met le lecteur à distance, en aplmob, comme penché au dessus du vide et de la tragédie, retenu, maintenu au bord, tout au bord du vide et de la folie par l’affirmation initiale, omniprésente et omnivore « La Mort n’est jamais comme ». La poésie est vivante qui touche à l’essentiel. Ainsi l’œuvre de Claude Ber, alternance de vers libres et de proses qui s’attachent à forer l’indicible, l’extrême, pour nous faire entendre l’insoutenable condition du vivant par le biais d’une parole arrachée à la tyrannie de la communication (…) Aucun sentimentalisme ne réduit l’approche de l’extrême à la consolation classique ou à l’épanchement romantique (…) Le petit, le minuscule indécis d’exister fait son chemin, taraude le visible, et s’attache à nous faire voir ce qui se dérobe. (…) Mais le deuil et la perte ne sont pas les seuls motifs du livre. La langue chevillée au corps hésite entre le trop et le pas assez pour nous parler de la folie, expérience limite là encore d’où on ne revient pas indemne (…). La troisième partie s’attache s’attache à dépeindre par touches successives un voyage en prose madrilène qui fait figure de voyage de noces associant le monde réel à ses représentations, vélazquez à internet (…) folies et violences quotidiennes véhiculées par les images du monde rejoignent les œuvres peintes du Prado, les bijoux de pacotille vendus au marché pour donner lieu à de rapides dévoilements qui confèrent à la narratrice son statut dans l’ordre du langage : « tant de mots parlent à notre place qu’il ne nous reste que la salive au bord des lèvres comme une sorte de pleurs d’une parole épuisée » (…)Poète engagée dans le développement de nouvelles formes d’écriture et de transmission du poétique, notamment de l’oralité, Claude Ber nous livre une œuvre dense, d’une générosité et d’une sincérité rares, susceptible de réconcilier ceux qui ne voient dans la poésie contemporaine que vaines complexités. Patrick Souchon Ici é Là, revue de la Maison de la Poésie de ST Quentin en Yvelines N° 3 09/05

« Entre les deux pierres levées qui ouvrent et ferment le livre, ce sont 22 « bribes », chacune engageant plusieurs découpes, soit 50 au total, comme autant de poèmes, de restes, de vestiges voisins du fantôme, ce vêtement d’absence, garant d’une présence encore et toujours de la vie dans ses aspects les plus kaléidoscopiques. Ainsi, c’est moins d’émotion (…) que d’émoi dont il s’agit ici, soit « cette émotion dépourvue de sentiments » dont parle Bernard Noël. Emoi qui est le cœur de feu du poème. Cela que la forme en quelque sorte redresse. Et tient. » Alain Freixe, L’Humanité, 21/02/08.

« Soumise à « l’observation minutieuse des glissements », l’écriture de Claude Ber est exploration insatiable des limites. Celles du moi divisé, pris en étau entre désir de dire/désir de taire. Celles du langage et de ses leurres – « Je me tais pour échapper aux icônes ». « Une façon de dire au bout des lettres » qui n’exclut ni les courts-circuits des contradictions ni le rapport glacé à la réalité : « Au bord de la soucoupe le sucre a fondu. Et le café est froid. » Dans une incessante articulation des contraires – « dans le grog chaud, un glaçon d’éternité » –, concret et abstrait pactisent pour faire surgir, derrière l’illusoire pouvoir des mots, ne serait-ce qu’un balbutiement. « Des graffitis sur le plâtre d'un poignet cassé. »

 Derrière la miniaturisation des scènes – sensations et objets – surgit soudain, inattendue, volcanique, tempétueuse, pareille à une vague indomptable, une poésie organique, cosmique, détonante-explosive. Belle de toute la force de l’éros qu’elle recèle et diffuse. En prise fusionnelle avec la « houle originelle » qui sommeille sous la cendre. La mort n’est jamais comme : un hymne puissant à la vie. Célébration. 


Angèle Paoli
 Site Terres de Femmes, septembre 2008
http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2008/09/claude-berfa-ch.html.

« Claude Ber, belle plume et lucidité au delà du commun s’inscrit dans une démarche paradoxale entre apologie du poétique et négation de la poésie.(…) Elle est un des rares Poètes (…) à s’émanciper avec enthousiasme et courage des poncifs et des chapelles. Distinguée par l’envié prix Ivan Goll 2004, La mort n’est jamais comme synthétise les thèses avant-gardistes d’un écrivain désireux d’écrire pour dire. (…). La poésie peut revenir, doit revenir. Claude Ber y contribuera certainement. » T. de B. Art Sud sept-oct 04.

« Un livre de poèmes bouleversants comme peuvent l’être l’amour et la vie (…) Les mots sont là pour dire l’indicible. Pour ouvrir sur l’impossible conjuration de la folie. Pour exorciser ce qui peut encore l’être. On les découvre comme on se souvient de ce que l’on croyait avoir oublié » Hélène Bresciani, Nouvelles Publications nov. 2003

« Livre « du debout », de révolte, de résistance, d’amour (…) Il s’agit bien là d’un livre qui parle d’exil, exil des exclus, exil des reclus, exil des bannis. Entre la folie et la mort nous sommes bercés, charriés, bousculés, hissés, portés à bout de mots par une langue forte et chaleureuse, sans complaisance, sans tricherie. Langue de ceux qui ont pesé au plus juste la douleur d’exister et celle, plus grande encore peut-être, d’accompagner dans la souffrance avant que de ne plus pouvoir parler. Langue de ceux qui ont estimé l’essentiel: l’homme et sa fragilité, mais aussi le lien visible ou invisible qui le relie à l’autre. (…) La poésie, force vive met les hommes debout, met les hommes en marche et les aide à mourir. Puisez donc courage, force, partage, respect, humilité, sérénité dans La mort n’est jamais comme. Ce livre vous portera sur la crête des vagues en un roboratif, généreux, parfois truculent, jamais monotone, et infini voyage. En pionnière, Claude Ber ouvre le chemin, le grand chemin. » Martine Roche, revue Etoiles d’Encre 05.

Le jury du prix international de poésie francophone, décerné par l'Alliance francophone et la Fondation Yvan-et-Claire-Goll, a décerné le prix 2004 à Claude Ber, pour La mort n'est jamais comme (Ed. Via Valeriano-Léo Scheer, Paris). Ce prix, selon le voeu exprimé par Yvan Goll dans son testament, a pour but de récompenser « un poète particulièrement doué ». (…) Il sera remis à la lauréate le 25 juin, à 17 heures, sur le podium du Marché de la poésie, place Saint-Sulpice, à Paris. Le jury est composé d'Arlette Albert-Birot, de Marie-Claire Bancquart, Noëlle Chatelet, Vénus Khoury-Ghata, Anyse Koltz, Werner Lambersy, Jean-Baptiste Para, Jean-Michel Place, Albert Ronsin et Anne-Marie Vidal. Le Figaro, mardi 15 juin 2004, p. 24.


SINON LA TRANSPARENCE
Editions de l’Amandier 2007 (réédition).

SUR LE LIVRE

"Une parole qui se manifeste surtout par sa puissance. Parole qui déboule, éboule, corrode, et qui dépouille aussi, travaillée par ce mouvement de dénudation ontologique qui la constitue" "une des oeuvres poétiques les plus vives, les plus belles de ce temps" Philippe Le Guillou

"... cette parole qui hésite sans cesse entre la loquacité de la mémoire et le silence de l'oubli... Volontaires ou générés, les mots de Claude Ber se closent sur eux-mêmes. A nous de les ouvrir malgré leur fragilité qui fait rempart" Anne-Marie Mitchell-Sambroni, Le Provençal.

"Les deux grands véhicules utilisés par Claude Ber pour assurer la continuité dont je parlais plus haut sont indifféremment la page et la scène. La profération ou le chuchotement. Il faut bien reconnaître que ses écrits ( poèmes ?) fonctionnent comme des oratorios et, inversement, que ses textes théâtralisés ( monologues évidemment) ont de furieux accents de chose écrite... Il s'agit, on l'aura compris, d'une haute tentative de réactivation du langage "face à la désertion du verbe..." Jacques Lovichi, La Marseillaise.

Sur le spectacle ESPACE-VOUS créé à partir du livre

"En Frédérique Wolf-Michaux, dont les silences mêmes, les regards et les respirations sont une musique, autour d'elle et pour elle, se mêlent (...) les notes de Giovanna Marini et celles de Georges Aperghis, les propres inspirations musicales de la chanteuse, le texte superbe de Claude BER (...) On pense à la phrase d'André Breton: "La beauté sera convulsive, explosante fixe..." (...) Une histoire qui mêle la plus troublante présence à la plus troublante absence, le rêve le plus fou et la logique la plus rigoureuse..." La Marseillaise

"Un spectacle exigeant sans doute, qui ne se livre pas facilement certes, mais qui reste passionnant de bout en bout" Jacques Corot, Le Provençal.

" Tel est Espace-Vous, voué au plaisir du texte, plaisir charnel et acharné à dire "la déchirure exacte d'entre nous et nous", à faire rendre gorge aux mots du réel qu'il récèle. Pierre Murat, L'Eveil.


LA PRIMA DONNA suivi DE L’AUTEURDUTEXTE
Editions de l’Amandier 2006 (réédition).

LA PRIMA DONNA

" Une Prima Donna, avec juste ce qu'il faut d'humour, de tendresse, al dente!" Edmée Santy,.

" Langue décoincée, mots à fleur de peau, voix du fond du corps, qui s'en lasserait sinon ces avaricieux de la chair qui plaignent leur jouissance, ces pingres du langage qui tiennent le sens en suspicion? A ceux-là, le spectacle fera entendre quelques vérités, comme on dit, bien senties. Pour les autres, tous les autres oyez et voyez un moment d'execption. Vous pourrez dire "j'y étais" avant que Paris ne se l'arrache." Pïerre Murat, L'Eveil

"Un spectacle tonique et décapant (…)La Prima Donna est-elle folle? Certainement pas, elle est femme, vivante, authentique. (...) Elle utilise des mots...Verts certes, dont elle connait le sens mais dont l'incertitude possible de son vocabulaire, son exubérance de Prima Donna ne l'autorisent-ils pas à dire avec une candide volubilité des vérités que le public a envie d'entendre en s'émerveillant qu'on puisse les dire si tranquillement? On rit beaucoup, la salle glousse, pouffe, on s'esclaffe et certains ne rient plus du tout touchés en plein coeur! Pétulance, drôlerie, verdeur, vulgarité jamais! (...) Claude Ber et Frédérique Wolf-Michaux: un auteur très contemporain original et attachant qui a trouvé son interprète. Retenez-bien leur non, on en reparlera." Odette Singla."

"Bref ce petit texte est un grand moment de plaisir. On aurait même aimé que la donna ne s'en aille pas si vite, qu'elle reste là et continue à nous livrer sa vie, parce que c'est beau de raconter sa vie, beau et rare finalement, dans une époque où tout est à la fois très rugueux ( le réel, ses drames et ses douleurs) et très lisse ( médias, modes et midinettes). paulina Baldi, qu'elle soit diva ou qu'elle soit ouvreuse prend le risque de la parole: " Mais c'est une entreprise très dangereuse que de vouloir simplement raconter ce qu"on vit, même sans prétention, uniquement pour faire le point et pour partager". C'est dangereux, mais c'est encore une des plus belles manières d'affirmer notre amour de la vie" Yves Gerbal, La Marseillaise

L’AUTEURDUTEXTE

"L'Auteurdutexte, une création remarquable (...)une sorte de longue critique de raison pure.(...) Chaque phrase est un moment de votre propre pensée à vous spectateur". (Le Provençal)

"L'Auteurdutexte en un mot, la vie" (Le Méridional)

"Il y a comme cela des évidences qui vous jettent à genoux aux pieds d'un texte, tant l'intelligence et la subtilité qui en émanent, vous coupent le souffle et les jambes à la fois(...) Cela vous racle le fond du cerveau et vous sommes de vous élever au niveau des mots."( Les Mots Parleurs).


ORPHEE MARKET
Editions de l’Amandier 2006

Orphée et Eurydice à la question : superbe ! (…) Ce spectacle est particulièrement riche et dense, inspiré par le mythe d’Orphée et Eurydice, et au delà par notre rapport aujourd’hui –car « ils sont là les enfers » - au sacré, dévoyé, perverti et à la plénitude d’une vérité suprème inatteignable (…) l’art est dans ce va et vient qui fut aussi celui de la troupe avec l’auteure Claude Ber, dont le poétique fragmenté est sans cesse confronté à la nécessité du récit et à la présence des corps, du concret, avec une prédilection pour le décalage voire la dissonance. MP L’Echo-La Marseillaise 6/10/05

Pour l’écriture, en l’occurrence du texte – magnifique – de la poétesse Claude Ber, un dialogue est aussi nécessaire avec le metteur en scène, pour trouver la justesse d’une parole poétique désacralisée, mise en situation dramatique mais sans réalisme. (…) Dans tous les cas, c’est une alchimie, un parcours à la fois empirique et initiatique, fait de de différents savoir-faire convergents, de découverte et d’explorations de pistes. L’Echo-La Marseillaise 25/02/05

« Texte-ovni théâtral en forme de puzzle, sorte de paysage mythologique (qui convoque Oedipe, Roméo, Abel, Majnoun, Tristan et d’autres, en une sorte de carrefour de cultures ) appuyé sur une obsession des “voix” qui se réinventent,” réveillent les morts”, “retissent la trame déchirée du monde”, et renvoie aux grandes questions métaphysiques, non sans un soupçon de plaisanterie (“une pièce où on ne rit pas est une pièce dont on doit rire”, disait Brecht). Ainsi, le mythe est à la fois célébré et tourné en dérision.(…) Il s’agit bien d’un théâtre de parole, d’une quête sur un usage spécifique de la parole et sa profération au théâtre. Parole et langue viennent au devant de la scène, s’exhibent en quelque sorte, et cette monstration des monstres de la langue tient lieu en quelque sorte de dramaturgie. Ni fable ni action, ni “personnages” (pas de biographie, pas d’autre identité que celle conférée par le mythe) car aucune de ces instances ne tient face au projet de déploiement de la langue. (…)Aujourd’hui, le soupçon porté sur les catégories traditionnelles de la littérature, et la nécessité de remettre au premier plan une langue qui dégèle la langue plate et convenue des “communicants”, aboutit à une famille d’auteurs pour qui le théâtre est un théâtre pour l’oreille plutôt que pour l’oeil : les Novarina, les Py, les Gaudé, les Melquiot, héritiers des Césaire, des Vauthier, des Genêt, des Audureau, des Claudel, des Pichette, et plus lointainement, des Rabelais, affirme que le lyrisme n’est pas contradictoire avec la trivialité, qu’il peut aussi rejoindre l’épique, et que le croisement entre théâtre et poésie est un nouveau lieu de rendez-vous pour les dramaturges. Quitte à mêler des facettes aussi différentes que la fantaisie, le trivial, la verve musicale, l’invention syntaxique et lexicale, le brassage des niveaux de langue. Claude Ber est de cette famille là: poète de théâtre. Poète aventuré dans l’incarnation de la parole. Michel Azama Préface


MONOLOGUE DU PRENEUR DE SON POUR SEPT FIGURES
Editions Via Valeriano-Léo Scheer 2003

« Le chœur de sept figures du Monologue du Preneur de Son témoigne du modèle même de la parole collective contemporaine comme exercice violent de ce qui interrompt l’autre ou m’interrompt, tout en renouant avec la tragédie antique : entre cruauté du monde et cruauté du contexte familial. » Opening Night

« Il se dégage de cette pièce une puissance dramatique très rare servie par une écriture forte, moderne, exigeante, puisant aux sources de la poésie comme à celles du langage théâtral. Entre éclatement et construction, entre dispersion et convergence , elle tente une fascinante investigation sur la question du corps et de l’espace, de l’unicité de l’être dans un monde de mémoires perdues » Gilles Boulan Panta Théâtre Caen.


INDIANOS
Editions Les Cahiers de l’Egaré 1990

« C’est du beau théâtre poétique et clairvoyant, de beaux textes admirablement joués par l’Egregore » Louise Baron la Marseillaise

« Devant la diversité du monde indien, Romeuf a voulu une diversité de perception (…) Claudine Galéa et Claude Ber ont donc travaillé chacune de leur côté sur une trame commune. Romeuf a ensuite fait le montage des deux textes, des deux sensibilités, des deux écritures. Le pari était fou au point qu’il restera probablement unique, mais le résultat est là, magnifique et étonnant » J.P. Lacombe Var-Matin

« Le texte ( les deux textes) de Claudine Galéa et Claude Ber a la tonalité testamentaire d’un hommage aux souffrances endurées par le peuple indien. Il explore avec acuité le processus lent mais irréversible du démembrement de l’âme d’un peuple… » Le Méridional


LIEU DES EPARTS
Editions Gallimard 1979

"Une voix forte et neuve" (Le Monde)

"Une écriture fluide, nerveuse à la fois, extraordinairement maîtresse d'elle-même, de ses moyens, mais consciente aussi de ses charmes, non sans humour" (Revue Poésie )

"Une poésie tout à la fois terrienne et animale (...) dans une langue économe de ses moyens et jalouse de sa limpidité" (Lire)


TRADUCTION DU LAC D’ARGENT DE KAISER, spectacle d’Oliviers Desbordes, traduction de Claude Ber et Roland Krebs
Mise en scène d’Olivier Desbordes, Théâtre Sylvia Montfort, dec 2003 « Olivier Desbordes a réussi l’impossible : l’équilibre de l’unité dramatique entre texte parlé et le chant dans la traduction impeccable de Claude Ber » Olivier Olgan « La Tribune »


CHECKPOINT CHARLIE, SPECTACLE DE FREDERIQUE WOLF-MICHAUX
"Checkpoint Charlie, c'est, loin de tout discours sclérosant/sclérosé un spectacle qui évoque les grandes réussites du théâtre musical... " Gabriel Vialle Le Provençal.
"Les morceaux choisis, textes ou musiques, apportent soit une dimension esthétique indéniable, soit une grande puissance émotionnelle. Primo Lévi, Paul Celan, Anna Akhmatova ou, plus près de nous, Claude Ber ( dont le Souvenir du XXème siècle sert de sous-titre au spectacle), les mots brûlent, tordent le ventre.... des images très fortes, des moments d'intense expression émergent de ce no mans land impressionniste, mais il faut attendre la toute fin pour que le spectacle prenne toute sa dimension émotionnelle, lorsqu'instruments et lumières mêlent leurs stridences dans une insoutenable cacophonie visuelle et sonore pour nous parler s'un monde brutal et fou où les flonflons étouffent les plaintes de l'homme..." D. Allard










Mardi 4 Juillet 2006
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ANTHOLOGIES ET PUBLICATIONS COLLECTIVES

Revue Cités N°73,
Effraction/ diffraction/
mouvement,
la place du poète
dans la Cité,
mars 2018.

Pour avoir vu un soir
la beauté passer

Anthologie du Printemps
des poètes,
Castor Astral, 2019

La beauté, éphéméride
poétique pour chanter la vie
,
Anthologie
Editions Bruno Doucey, 2019.

Le désir aux couleurs du poème,
anthologie éd
Bruno Doucey 2020.







cb
22/11/2010