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09/02/2011



L'invité du mois

Jennifer K DICK



BIOBIBLIOGRAPHIE

Jennifer K DICK
Jennifer K Dick, née en 1970 aux États-Unis, a grandit à Iowa City, Iowa, et habite actuellement à Mulhouse, France où elle est Maître de Conférences en littérature et civilisation américaine. Elle est l’auteur de Fluorescence (University of Georgia Press, 2004), Retina/Rétine (Estepa Editions, France, 2005—livre d’artiste avec les images de Kate Van Houten, traduit par Rémi Bouthonnier), Enclosures (BlazeVox ebook, 2007), Betwixt (Corrput Press chapbook, 2012), Tracery (Dusie Kollectif livre d’artiste, 2012), Circuits (Corrupt Press, 2013), Conversion (Estepa editions livre d’artiste en collaboration avec Kate Van Houten, Paris, 2013) et No Title (Estepa Editions, 2015) ainsi qu’un poème dans le livre d’artiste trilingue Ondulations (éditions Aeneis, 2009). Ses poèmes paraissent dans plusieurs anthologies et 50+ revues aux USA, en France, en Allemagne, en Angleterre, en République Tchèque et en Australie. Jennifer co-anime depuis 11 ans IVY Writers Paris, un cycle mensuel de lectures de poésie bilingue (http://ivywritersparis.blogspot.com). Depuis 6 ans elle co-organise avec Sandrine Wymann un mini-résidence pour auteurs français Ecrire l’Art à la Kunsthalle-Mulhouse.
Jennifer a co-dirigé deux ouvrages sur la traduction en sciences sociales avec Stephanie Scwerter— Traduire: transmettre ou trahir? Réflexions sur la traduction en sciences humaines (déc 2013) et Transmissibility and Cultural Transfer: Dimensions of Translation in the Humanities (Ibidem Verlag, Stuttgart, 2012). Ses traductions des poètes français (Jérôme Mauche, Jean-Michel Espitallier, Christophe Lamiot, Rémi Bouthonnier et d’autres) ont paru en anglais dans l’anthologie New European Poets (Graywolf, 2008) et dans des revues littéraires, notamment : la revue 104, Conduit, Versal, La Traductière, Upstairs at Duroc, Chicago Postmodern Poetry, Aufgabe et Elektographia. Un cycle de traductions de Jean-Michel Espitallier paraîtra dans le prochain numéro de READ (juin 2016) et sa traduction du recueil What to see par Christophe Lamiot paraîtra en autômne/hiver 2016 dans la collection To aux presses universitaires de Rouen et du Havre.
2 extraits des poèmes de Jennifer K Dick en version française traduit par Jacque Demarcq et par Christophe Lamiot Enos se trouvent sur le site de Poezibao et quelques autres poèmes paraissent dans les numéros de RoToR, édité et traduit par Anne Kawala. En 2014 Jennifer a participé dans un collectif d’échange au Moulin Rouge à Verberie, France, avec des poètes français et italien (voir le vidéo fait par Gilles Weinzaepflan de cette collaboration ) Une publication d’extraits de cette collaboration « foglio 9 » est sortie avec le Benway Series, Italia, en octobre 2014. Ce groupe, le collaboratif, se réunira de nouveau en Italie cet été. Jennifer K Dick tient également un blog en anglais

Traducteur :
Christophe Marchand-Kiss est né en 1964. Il a publié Six Aléas (temps, suite et tant) aux éditions Au Figuré en 1994 et L’anthropologue, un roman, aux éditions Comp’Act, en 1995. Vingt Aléas (Berlin, Berlin) ont été publiés dans le recueil Territoires chez Fourbis en 1997, et Regard fatigué, chez Aleph, en 1998. Co-fondateur de la revue de poésie Zoom-Zoum, traducteur (Herman Melville, Edgar Poe, Gertrude Stein, William Carlos Williams, John Cage, Peter Greenaway, entre autres), il a longtemps dirigé la collection de poésie “L’Œil du poète” aux éditions Textuel. Livres récents :
• aléas, Le bleu du ciel, Bordeaux, 2007.
• Moins quelque chose, première partie, Idp éditeur, 2007.
• Gainsbourg, le génie sinon rien, éditions Textuel, Paris, 2005.
• alter ago suivi de biography, éditions Textuel, Paris, 2005.
• Text and Line in Figurated Poems and Calligrams, in Spatula, edited by Gordon Shrigley, Marmalade, London, 2004.
• Poésie ? détours (collectif), Textuel, Paris, 2004.
• Haus/raus-aus, avec Natacha Nisic, La lettre volée, Bruxelles, 2003.
• Léo Ferré, la musique avant tout, Textuel, Paris, 2003.
• Ich bin nicht Innerlich (collectif) - à propos de Gottfried Benn, Klett-Cotta, Stuttgart, 2003.
Dernier ouvrage paru : Normal. , éditions Marie Delarbre. A paraitre : Kanji (avec Hervé Vachez), Bureau des Paysages, Paris.
Pour lire quelques extraits publiés en 2013, cliquer ici :

EXTRAITS

Extraits du livre « Entre » / Betwixt, Corrupt Press 2013,
Jennifer K Dick, traduit par Christophe Marchand-Kiss


Jusqu’ici retard en escabosetage

Dans l’ec—, ec —, ectoplasme de l’écho, de l’ego, la vague du concerto hivernant dans l’exssscentrique aaah oscillant, un hurlement ou rétrécissement pour, envelopper, coupe-le. Il vibrate, attendant. Orphée, autrement dit, extirpé. Pianissimo, fortissimo. Sur une autre insupportante république née d’un poids lourd cette route, sans signage, aurait dû lui montrer jadis un autre, piétiné, moi (gorge serrée) indigné de (confiance). Empoté et silencieux, interrogeant sa propre oreille, bouche ouverte, vague. Cette note. Ça note. Science ou voix de casserole bleue clair. Merde, elle/il s’imagine contralto. Ils reculent d’un même pas, sans corps se courbant, repliés dans la vitesse vacillante des ténèbres qui avancent en avant de lui/d’elle son regard projeté dans un paysage d’ombres. Listage oreille tendue pour sifflement perfide, pas regarder, car pas vu, Éc, Éc, Écho pleurnicheuse avec eux deux, couinement. Perchés, lissent, mélopant, hésitant. Ce brûlant telle une maison des enfers, elle le dirait si elle le pouvait, Eurydice, éclipse excentrique ecclésiastique du son. Sous le lest, formation d’un odre moindre, une syllabe semence entre rail attache tente. Traces exultant.


Sur le bord de la route, table de nuit, dans le tiroir

Grenouillant dans le monde du point com, la fréquence de l’iphone le débranché rebranché piste de, t‘as du réseau là-bas, dans le subway express vers uptown ? Bat l’air de ses bras chargés de paquets, projette de m’acheter, tend un piège. En attendant, je suis spécialiste de statistiques dans le lointain — de l’au-delà, pourrait-on dire. Même une jeune fille dans une robe chic a besoin de penser à son avenir de nos jours. Après tout, on ne sait jamais quand la prochaine crise vous laissera en cloques et fauchée. Ton épargne retraite fonctionne-t-elle bien ? En détenant un capital estimé à 1,75 billions de dollars à la fin de l’année 2001, qui représente approximativement 16 pour 100 des 10,9 billions de dollars du marché des retraites aux États-Unis, les plans épargne-retraite ont augmenté ce capital de 15 pour 100 en moyenne par an, si l’on prend pour base les 385 milliards de dollars qu’ils représentaient en 1990. Comment le traduire en nombre de hits sur ton myspace, Orphée ? Es-tu le mutilateur moderne de macadamia online, ou un toqué minable au lyrisme à l’ancienne mode ? Ne me demande pas ce que je pense, les critiques sont anonymes. Quant à moi, j’enfile mon GaGa glam, totalement blinguée, tu me verras au loin sous les tunnels, qui crevasse les murs, braille. J’aurais été une rock star dans une autre vie. Si j’avais eu douze vies, j’aurais été un apôtre. Dans l’état actuel des choses, je n’ai qu’un désir, te baiser encore une fois. Pour savoir que j’avais été vivante, comme le touché me rappelle, et tu étais davantage que ce sifflement, un air.


Ni le prince consort ni le roi n’appelait son Eurydice sur le rocher en dressant une oreille

J’ai essayé de t’aimer, Eury, tenté de braquer une banque avec des roulements à billes dans les poumons. De baisser la musique, peser le corps, sombrer. La Seine luit, le canal Saint-Martin recouvert de glace, un feu de joie là où les Afghans stockent et campent. Frisson et en me libérant de toi, je t’espionne dans tout espace passager, ébauchée, charbonnée, recouverte, toute. Pourquoi tant de masques ? À supposer que je ne sois que vénitienne, ou à Mardi Gras… Je la maintiens au sol tant qu’elle n’a pas cessé de respirer. J’écoute ton cœur battre, le sien apaisé. Je prends un garçon puis un autre et les fais tourner sur la sinistre roue d’Ixion. Graisser les traces de pneus, empreinte et levier. J’ai envoyé des espions aux quatre coins du globe. Traverse trop tôt, trop serpentée, rembobine et rembobinais. Je me flagelle, fléau et vaisseau. Soulève une immense confusion, un ancien ravissement, un mensonge pickpocketé, le pli d’Avernus où je t’ai laissée. Pardonne-moi, Eury. Cette urne et le contenu de la suivante qu’on boira. Je me rallonge dans l’immense hallucination opiacée écoute, écoutant.


Heretofore slippage in the stepladdaring

In the ec-, ec-, ectoplasm of the echo, the ego, the concerto’s wave wintering in the exssscentric wavering eeek, a shriek or shrink to, wrap, cut it up. He vibratos, waiting. Orpheus, that is, extirpated. Pianissmo, fortissimo. On any other unbearing load-born republic this road, sans signage, should have proved him long ago other, that is squelched, untrusted (worthy) self (gulp). Gawky and soundless, sounding his own ear out, mouth open, inchoate. That note. That’s not. Science or clear blue warbler. Shit, she/he feels contralto. They back up together, bodiless curving, folded in the flickering lick of dark ahead heading of him/her eyes face forward in the shadowscape. Cock-eared listing for the serpentine hiss, not to glance, because not-seen, Ec, Ec, Echo wimpering with each of them, squeal. Roosted, preen, keening hover. This hot as a hellhouse, she would if she could say it, Eurydice, eccentric ecclesiastical eclipse of sound. Below the ballast, subgrade formation, a syllable sprout between rail ties tries. Trails exultant.


On the wayside, nighttable, in the drawer.

Weedling through the dot com world, the iphone incidence the unplugged replugged in trail of, are you getting any reception down there, on the uptown express? Flailing arms with loaded packages, planning to bribe me, setting a trap. Meanwhile, I have been majoring in statistics at a distance—from beyond, you might say. Even a girl in a fancy dress needs to better herself nowadays. After all, you never know when the next crisis might leave you knocked up and bankrupt. Have you got your 401k in order? Holding an estimated $1.75 trillion in assets at year-end 2001, representing approximately 16 percent of the $10.9 trillion U.S. retirement market, assets in 401k plans have increased an average 15 percent per year, from $385 billion in 1990. How does that translate into the number of hits you get on your myspace, Orpheus? Are you the modern mayhem of online macadamia, or a washed out nut for old-style lyricism? Don’t ask me to tell you what I think, the reviews are anonymous. As for me, I am getting my GaGa glam on, all blinged out, you will see me far off under the tunnels, cracking the walls, hollering. I would have been a rock star in another life. If I had had twelve, I would have been an apostle. As it is, I just want to fuck you one more time. To know that I had been alive, the way touch remembers me, and you were more than that whistle, a tune.


Neither the consort nor king called her Eurydice on the rock pricking up an ear

I have tried to love, Eury, attempted bank robbery with ballbearings in my lungs. To keep the music down, weight the body, sink. The Seine shines, the Canal St Martin iced over, a bonfire at the corner where Afghans hoard and tent. Shiver and shaking you off, I spy you in every passing space, sketched out, charcoaled over, covered. Why so many masks? Were I but Venitian, or at Mardi Gras… I hold her down until she stops breathing. I listen for your heartbeat, hers stilled. I take a boy then another for a spin round Ixion’s dark wheel. Oil the tiretracks, trace and leverage. I’ve sent out spies to every corner of the globe. Run through too soon, too serpented, wind and wound back. I flay myself, flail and flagship. Raise this immense confusion, an old ravishment, a pickpocketed lie, the fold of Avernus which I failed you at. Forgive me, Eury. This urn and the next drunk from. I lie back down in the immense opiate hallucination listen, lis

Mercredi 7 Septembre 2016
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