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09/02/2011



L'invité du mois

L'invitée du mois: Isabelle LÉVESQUE



BIOBIBLIOGRAPHIE

L'invitée du mois: Isabelle LÉVESQUE
Isabelle Lévesque a publié en 2011 Or et le jour (Anthologie Triages, Tarabuste), Ultime Amer (Rafael de Surtis), Terre! (éd. de l’Atlantique), Trop l’hiver (Encres vives). Elle a fait paraître en 2012 : Ossature du silence (Les Deux-Siciles), en 2013 : Un peu de ciel ou de matin (Les Deux-Siciles), Va-tout (Éd. des Vanneaux), en 2014 : Ravin des nuits que tout bouscule (Éd. Henry), en 2015 Nous le temps l’oubli (Éd. L’herbe qui tremble).
Viennent de paraître en 2017, Source et l’orge (Éd. du Petit Flou) et Voltige ! (Éd. L’herbe qui tremble).
Isabelle Lévesque aime collaborer avec des peintres : Jean-Gilles Badaire, Christian Gardair, Colette Deblé, Gaetano Persechini…
Elle écrit des articles pour plusieurs revues : La Nouvelle Quinzaine Littéraire en particulier, mais aussi Europe, Terres de Femmes, Diérèse, Recours au poème, Terre à ciel …

Livres publiés :
D’ici le soir (Encres Vives, 2010)
La Reverdie (Encres Vives, 2010)
Trop l’hiver (Encres Vives, 2011)
Or et le jour (in Anthologie Triages, Éd. Tarabuste, printemps 2011)
Ultime Amer (Rafael de Surtis, 2011)
Terre !, aquarelle de Jean-Claude Pirotte (Éditions de l’Atlantique, 2011)
Ossature du silence, préface de Pierre Dhainaut, encres de Claude Lévesque (Éditions Les Deux-Siciles, 2012)
Un peu de ciel ou de matin, postface de Pierre Dhainaut, peintures et dessins de Jean-Gilles Badaire (Éditions Les Deux-Siciles, 2013)
Va-tout (Éditions des Vanneaux, 2013)
Ravin des nuits que tout bouscule, préface de Pierre Dhainaut (Editions Henry, 2014)
Nous le temps l’oubli, peintures de Christian Gardair (Éditions l’herbe qui tremble, 2015)
Source et l’orge (éd. Du Petit Flou, 2017).
Voltige !, peintures de Colette Deblé, (Éditions l’herbe qui tremble, 2017)

En italien :
Neve (livre d’artiste), traduction de Marco Rota, photographies de Raffaele Bonuomo, (Edizioni Quaderni di Orfeo, 2013)
Le tue braccia saranno (Tes bras seront), poèmes inédits traduits en italien par Marco Rota (Edizioni Il ragazzo innocuo, coll. Scripsit Sculpsit, 2015)

EXTRAITS D'OUVRAGES

Jour flagrant du bout du monde, lumière traversant la pierre, prenant au ciel lierre de terre, des feuilles douloureuses coupées de l’âtre, tonnerre éveillé de colère. Ordre. Mot de départ enchevêtré dans les nuages bas filant dans un feu fier et fou.
Attente. Exacerbée.
Dénouons, rendons au ciel sa vertu première.

Commencement.

Ravin des nuits que tout bouscule, éd. Henry, 2014 (Préface de Pierre Dhainaut)

--
Destin.
De briller gronde.

Bat le temps butoir à corps.
Tu ronges le frein du feu, tu tritures
le volet défait des rangées. Fleurs,
ah !
soudain
le désordre des
boutons, tiges et l’orange au val

brûle.

Tant mieux, c’est pire !

**

Seul tenant.


Mystère assorti de prélude.
Fredaine. En ciel, les nues, la pluie.
Saison, le noir ignore commencer.
Tu prononces inéluctable
(foi), le feu se frotte
à l’eau. Pourrait se fendre de
brûle en eau douce.
(t r a c e).
L’ici s’en va
dans l’oubli.

Seul tenant
nous.

Nous le temps l’oubli, L’herbe qui tremble, peintures de Christian Gardair, 2015

--

Si clair le bruit du ciel sur la neige
quand il tremble. Je dis sans fin
tes mains, manque, perle rare,
neiges d’antan.


Tu entends le troupeau des plaines
où la neige n’est plus. Sais-tu rejoindre,
inventer d’un trait le passé, gorge venue
pour le son d’ici ? Ma langue nouvelle
corne ta voix (tympan de mon souffle).

Voltige ! , L’herbe qui tremble, 2017, peintures de Colette deblé





EXTRAITS DE PRESSE

Sur Voltige !

Article de Georges Guillain (le blog des découvreurs): « Au diapason de l’être. »
http://lesdecouvreurs2.blogspot.fr/2017/04/poesie-paysages-voltige-disabelle.html
Extrait :
« Voltige ! d’Isabelle Lévesque est de ces livres où la perméabilité entre le dehors et le dedans qui fonde tout texte en paysage se présente au lecteur avec la plus nette, pour ne pas dire la plus déroutante évidence. Chaque motif ici, qu’il soit fleur, souffle, couleur, forme, inclinaison, battement, ombre ou acuité lumineuse, y apparaît comme intimement noué à ces tremblements intérieurs, ces palpitations vitales, ces tensions et retentions, spasmes et contractions, libérations, volettements, halètements, vertiges, voltiges... à travers quoi s'éprouvent les diverses intensités d’une relation amoureuse passionnément vécue.

Surgissent alors de ces compositions, une suite de vibrations rendues d’autant plus singulières que le paysage de langue ainsi produit, par ses condensations, sublimations, ses ruptures ou ses ellipses, s’affranchit à son gré de l’ordre imposé des grammaires pour imprimer au poème son allant, ses pas de danse, voire ses aériennes, diffuses et quelque peu énigmatiques acrobaties. »

Article de Richard Blin dans Le Matricule des Anges, N°184, juin 2017 :
« Sous l’œil bleu du ciel et de la volatilité des songes, c’est à l’effeuillement du dedans sur le nu du dehors que nous convie Voltige!, le nouveau livre d’Isabelle Lévesque. Un livre nourri de cette émotion primitive où s’affirme la passion d’aimer et d’écrire que pourraient illustrer ces trois vers d’Un peu de ciel ou de matin (Les Deux-Siciles, 2013) : « Tu m’appelais feuillage / et nous dansions / dans le pas du vent ».
Portés par l’ardeur de l’heure matinale – « L’aurore est assoiffée » – et mus par le désir, ce souffle qui emporte, un Je, un Tu s’entrappellent, se trouvent, se séparent. Au sein d’une nature comme nouée sur l’évidence du travail d’amour qui la dresse en printemps éclatant dont les blés et la flamme fertile du coquelicot concentrent toute l’essence vivifiante, c’est le mystère du murmure primordial de la chair et la zone d’étrange transparence qui s’étend au cœur du trouble exaspéré, – « les mots naîtraient, poèmes semés / par tes caresses / sur mes hanches rondes » – qui cherchent ici à s’exprimer. Mais aussi l’amour des fraîcheurs primitives, son tissage d’excitation et de pulsation, son rêve de lactance et de radiance, même si, au temps des floraisons, succède souvent la victoire des forces blanches de l’entropie.
Du vœu d’éclatement solaire ou floral à la délivrance qui aère, c’est la danse fauve de la déraison amoureuse qui s’entend derrière la fragmentation tremblée et la tension bouturée d’espoir de l’écriture d’Isabelle Lévesque. « Jamais – toujours : / seule proposition ». Une écriture tout en condensation, en suites ardentes de mots pauvres et fiers comme crispés sur l’abrupte densité de leur « matière-émotion ». Un laconisme qui préserve l’essor et la force d’instants dessinant en secret la courbe d’un destin et la volonté d’en découdre à vif avec la splendeur de ce qui émeut. »

Article de Jacques Josse sur Remue.net :
http://remue.net/spip.php?article8955


Extrait :
« Ses mots s’offrent à l’air libre. Au vent, à la luminosité ambiante, aux tremblements des blés et des feuillages. Aux bruits qui disent les vies presque invisibles qui respirent tout autour. Ils se donnent aux pétales, à la craie, au silex et à la poussière. Et n’hésitent pas à se frotter, instinctivement, syllabes contre syllabes, pour produire des associations (sonores et sensuelles) capables d’exprimer par touches, par éclats, ce que ressent celle qui s’exprime ici.
« Petites entailles, sol sec,
fines poussières collées à nos rires.
L’aurore est arrivée.
Retard, toute la nuit passée,
chant (coq ivre), sais-tu
remonter l’aiguille des pentes vives ?
Veux-tu, pour un coquelicot,
remonter le jour ? »
Le coquelicot qu’Isabelle Lévesque évoque régulièrement dans ses poèmes est bien plus que la fleur sauvage et fragile dont la couleur rouge éclate sur champ doré. Son symbole est plus secret. Et touche à l’intime effleuré, défloré qui ne parle qu’à demi-mots. »

Pierre Dhainaut dans Europe, N° 1061-1062, septembre-octobre 2017

Extrait :
« La belle saison, celle de la poésie et de l’amour autant que celle de la nature : Isabelle Lévesque appartient à cette lignée de poètes qui spontanément, intimement, sans se préoccuper des modes intellectuelles, les associent. L’ouverture au monde et au langage est inséparable de l’ouverture à l’autre.
Isabelle Lévesque aspire à tout accueillir, à tout embrasser, elle ne rêve que de fusion. Volontiers elle se réfère à l’alchimie qui réalise l’alliance des contraires. « Le ciel renaît : juillet fragile, l’or entre nos lèvres », les lèvres du baiser, les lèvres de la parole. Quant au coquelicot sublime, « il recoud au ciel / les bribes de mots ». À son aspiration initiale Isabelle Lévesque sera fidèle, elle le sera en la régénérant. Lucide, elle n’ignore pas que le ravissement qui la comble, de la contemplation ou de l’étreinte, est un état précaire, et pire, peut-être n’est-il qu’un leurre. Il n’y a pas de certitudes absolues, il n’y a que des épreuves ou plutôt des éveils successifs sur l’interminable chemin initiatique. »

Jean-François Mathé, revue Texture
http://revue-texture.fr/voltige.html
Extrait :
« Les poèmes d’Isabelle Lévesque ne se livrent pas, serrés, elliptiques souvent, mais ils s’ouvrent comme poussés par la pression violente qui les habite ou comme appelés par les voix de la nature et de l’amour, les deux ne faisant souvent qu’un […]
Chaque poème est un surgissement de saisons (surtout le printemps et l’été), d’éléments naturels créateurs de ferveurs, d’état de l’être portés à leur paroxysme :
« La terre connue nous étonne
à chaque pas. »

ou :
« Les fleurs n’avaient qu’une ombre
Nous étions seuls, ivres légèrement,
trop de couleurs nous égaraient
dans le souffle de l’été… » »






Jeudi 1 Mars 2018
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