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09/02/2011



L'invité du mois

Roland NADAUS



 Roland NADAUS
BIOBIBLIOGRAPHIE

Poète,romancier,pamphlétaire, conteur et chansonnier,Roland Nadaus a publié sous son nom une cinquantaine d’ouvrages (et quelques autres sous pseudonyme). Il a aussi bâti une ville, Guyancourt, dont il fut maire 20 ans, et présidé la Ville Nouvelle de St-Quentin-en-Yvelines où il a créé une Maison de la Poésie.Une anthologie à L’Idée Bleue (choix par Jacques Fournier), lui a été consacrée sous le titre : « Vivre quand même parce que c’est comme ça ». Prix international de poésie Antonio Viccaro 2007,décerné lors du Marché de la Poésie de Paris, en relation avec le Festival International de la Poésie de Trois-Rivières (Québec).

OUVRAGES DE ROLAND NADAUS :

Vient de paraître Pour le réalyrisme, ed. Corps puce

POESIE :
Maison de paroles, Mercure de France, 1969 *
A un clerc de Babel, Lieu Commun, 1972 *
Monde tel, préface de Pierre Leyris, Pierre Jean Oswald, 1975 *
21 placards en forme de poing et de main, Fond de la ville, 1976 *
Petites comptines pour un gros cochon, Le Dé bleu, 1977 *
Jours à la colle, La Surgeôlière, 1977 *
Douze cocktails à servir pour réussir dans l'hexagonerie poétique (plus un
treizième), Incandescence, 1978 *
Pour un manifeste du réalyrisme..., 1978 *REEDITION en 2011 par Corps-Puce
39 prières pour le commun du temps, Jacques Brémond, 1979*
Bocages, Les Lettres libres, 1985 *
Ecrits d'avant l'écriture, La Bartavelle, 1991*
Premier cahier de préhistoire, Verso, 1991 *
Je ne tutoie que Dieu et ma femme, Jacques Brémond, 1992
Dictionnaire initiatique de l'orant, La Bartavelle, 1993 *
Lettre à Saint Glinglin, Jacques Brémond, 1995
Esopiennes, fables en prose, La Bartavelle, 1996
19 quintils pour finir le siècle ici(plus un pour survivre), Clapàs, 1997 *
365 petits quintils (plus 1 pour les années bissextiles), Jacques Brémond, 1997
En cas d'urgence, quintils, Gros Textes, 1999
Prières pour les jours ordinaires, Editions de l'Atelier, 1999
Le chat (du Chester) d'Alice, Alain Benoît, 1999
Tableaux d'une exposition de Modest M., La Bartavelle, 2000
Giai Miniet / Nadaus, Del Arco, 2000
Qu'la Commune n’est pas morte, Encres vives, 2001
Nadaus / Giai-Miniet, Ed. ça presse, 2001
Le sentiment du pas grand chose, Clapàs, 2002
Dieu en miettes, La porte, 2002*
Con d’homme et autres jeux de langue d’ô ,Revue Ficelle,2002,illustrations de Scanreigh
Vivre quand même parce que c’est comme ça (anthologie par Jacques Fournier) Le Dé Bleu ,2004,couverture de Ben-Ami Koller*
Guérir par les mots (Poèmes médicaux médicinaux et pharmaceutiques), Cadex, 2004,vignettes de Lewigue
Les grandes inventions de la Préhistoire, poèmes en prose ;Ed. Corps Puce, 2008
Prières d’un recommençant, poèmes ; Editions de l’Atlantique, 2009
Les escargots sont des héros (illustrations de Sophie Clothilde) ; Soc et Foc, 2009


ROMANS,PAMPHLETS ET AUTRES
:
Journal-vrac, Rupture 1981 *
Malamavie, Rupture 1982 *
Papaclodo, Rupture 1982 *
Lettre aux derniers mohicans de la République, Jacques Brémond, 1992
Dictionnaire du jargot des cibistes, Lacour, 1997
K.K. Boudin 1er, roi d'Etronie, La Bartavelle, 1997 *
L'homme que tuèrent les mouches, Gaïa, 1996
Le regard du chien, Gaïa, 1997
Le cimetière des sans-nom, Gaïa, 1999
On meurt même au Sénat, Nykta, 1999
Je ne veux pas mourir yanki, Les Cahiers bleus, 2000
La guerre des taupes, Les Promeneurs Solitaires éd. 2007
Devine d’où je t’écris, « fablépîtres », Thomas Ragage éd.2008
Confessions d’un whiskymane français ; Monde Global éd.,2008
Pour le réalyrisme, Corps-Puce 2011


CONTES ET CHANSONS :

Contenrêves, Didascol 1980 *
Contahue, Les Francas 1982 *
Contadia, Les Francas 1982 *
Tortue et la caverne, Utovie 1986
Mélodine et Amuselle, Armand Colin 1981 *
Loup Gouloup et la lune, Bayard, 2002 , 2007 et 2010
Dans l'oreille du géant, Atelier du poisson soluble, 2002
La pieuvre qui faisait bouger la mer, Soc et Foc, 2009

NOMBREUSES ANTHOLOGIES et COLLABORATIONS à des REVUES

A PARAITRE :
« Les anonymes de l’Evangile », roman (Ed. du Signe) ;
« Vivre quand même parce que c’est comme ça, anthologie actualisée (Gros Textes)
« Oh quand les saints ! »,théâtre, création en 2012



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EXTRAITS D'OUVRAGES

1 – à Jean Chatard

Le sentiment du pas grand chose l’entre deux
riens
le presque pas le presque plus

petite pluie sèche orage maigre d’
absences
de cendres même

et ce dégoût d’être au fond si peu d’être
rien
que le vertige qui te saisit

et te ceint l’esprit de fatigue
qui
en toi noie tout désir

toute espérance – sauf que vivre quand même
parce que
c’est comme ça

PARCE QUE ET RIEN D’AUTRE

(Vivre quand même parce que c’est comme ça..Le Dé Bleu éd.)


Chien

Quel chien a mordu l’aube ? Le sang , en bas, ennoie la vallée étroite. Mourir devient maintenant une chose importante – réfléchissons.
La rage a gagné mon bocage, la rage d’avril – ça étouffe et ça tue. Et des images pieuses (de Pasteur et du Petit !) remontent en moi, l’enfant sauvé – la guerre a noirci le sang de mon père.
Le sang bleui des nuits d’avril sur les haies coagule – et c’est beau comme un peintre que j’aime. Oh oui : mourir est un abandon –un renoncement.
Mille oiseaux fous d’innocence jaillissent des épines et du lierre. – Mon frère, pourquoi t’es-tu suicidé ?

(Bocages.Les Lettres Libres éd.)


L’Invention du Passé


L’Invention du Passé commence avec notre amour : exister n’existe qu’au présent de toi.

Avant-toi est sans Histoire :dans le pré-Cambrien de l’Enfance dans le Paléolithique du Baiser je n’étais qu’un fossile vivant.

On nomme cela « Préhistoire » moi je le nomme « Préhistoire de Toi » :
quanb tu parus le Passé prit soudain sens il partait de toi et menait à nous.

(Les grandes inventions de la Préhistoire. Editions Corps Puce )


Ne meurs pas !

Ne meurs pas :
j’ai lavé la cuisine ce matin et elle est déjà sale
il vient de me pousser un onzième doigt ne meurs pas !
J’ai appris à manger la boue et le silence et je n’aime plus la musique et la musique ne m’aime pas il y a un manège dans la cour ne meurs pas ! il y a des chevaux de bois dans ma mémoire malade.
Ne meurs pas ! ne meurs pas le téléphone ne fonctionne pas encore dans le caveau de famille et les morts de toute façon s’y croisent les bras ne meurs pas : tu as oublié de fermer le gaz ta vie va encore déborder et tu vas me suicider une nouvelle fois ne meurs pas ! je n’en peux plus de t’aimer.
Je suis fatigué ne meurs pas car tu t’appelles Gaïa ma terre et c’est en toi que je renais j’ai acheté le journal ils en parlent ils disent que j’ai raison de t’aimer ne meurs pas ! ce n’est pas annoncé ce n’est pas en première page et je n’ai pas fini de t’aimer. J’ai réservé une table au Restaurant des Morts-Debout on y mange à l’envers sa propre vie en racines par les deux bouts je te le dis ne meurs pas il faut encore que je t’écrive et je n’ai pas commencé c’est tout juste si j’ai appris à t’aimer.
Ne meurs pas sans toi la solitude n’est pas solitude et je me vouvoie hors de moi dès que tu n’es pas là dis : ne meurs pas. Dis ne meurs pas quand même puisque je t’aime jusqu’à la fin de moi.

(Je ne tutoie que Dieu et ma femme. Jacques Brémond éd.)


Vie dissoute dissolue

Ni dormir debout entre les pierres
ni boire de la bière
à s’en éclater la Saint-Jean
mais dire enfin au gardien du cimetière :
- Brosse-moi les dents…-

(365 petits quintils, plus 1 pour les années bissextiles. Jacques Brémond éd.)


Poète à pied

Les escargots sont des héros
ce sont grands mangeurs de poèmes
et de laitue sais-tu
que dans l’équation de leur coquille dans le calcul de
leur caravane sur leur dos ils transportent le poids du
monde et ses mystères à hélice les escargots sont des
héros même tes chagrins
ils les portent
sans rien dire
en silence ils calculent
l’exact poids de tes sanglots
c’est pour cela qu’ils en bavent car
il n’y a pas
que les hommes
pour en baver
il y a aussi les amateurs
de laitue de poèmes
et parfois ce sont les mêmes même
s’ils n’ont pas tous l’air
d’escargots

(Les escargots sont des héros. Soc et Foc éd.)


En plein hiver

Et la respiration de Dieu c’est
le Respir du Temps
la feuille d’Herbe qui bouge
le Poème qui s’écrit
- et cet éternuement de souris derrière la Poutre…-



Sabbatique silence

Donc laisse du Vide dans ta parole
sois humain
n’oublie pas que Dieu lui même
le septième jour se tut
- laisse une place pour l’Autre quand tu parles…-


(Prières pour les jours ordinaires.Edtions de l’Atelier)


Extraits de la Petite Genèse

1. Et ce jour-là, Dieu-le-Verbe prit de la fine poudre d’argile qu’on nommait kaolin, et Il fit un homme blanc – et Il vit que cela était bon
2. Alors Dieu dit : « Faisons un homme noir à l’image du blanc selon sa ressemblance, afin qu’il soit son frère d’ombre,
3. et Dieu prit une poignée de tourbe et Dieu fit comme Il avait dit, et Il vit que c’était bon.
4. Dieu dit : « Il n’est pas sain que ces deux-là soient seuls. Je veux leur faire un autre frère de couleur afin qu’ils apprennent à Me connaître sous toutes Mes formes et apparences »
5. et Il façonna une motte de lœss qu’Il prit sur les bords du Fleuve Jaune, et il lui insuffla dans ses narines une haleine de vie, et Il vit que cela était bon.
6. Alors Dieu fit tomber une torpeur sur Ses trois créatures et, pour leur faire une bonne surprise à leur réveil, il décida de leur donner un quatrième frère de couleur rouge
7. et Il prit un peu de marne en Ses mains d’où naquit l’indien, et Dieu vit que cela aussi était bon.
8. A leur réveil, les quatre frères commencèrent à se chamailler et Dieu, en Sa bonté, décida de leur offrir un autre être encore, afin qu’ils puissent apaiser sur celui-ci leurs colères
9. et faisant un mélange des restes de kaolin, de tourbe, de lœss et de marne, il créa le juif et Il vit que cela était bon
10. car les quatre frères ne se disputaient plus entre eux mais passaient fraternellement leur éternité à bâtir des pièges et à inventer des tortures pour que le juif y succombe
11. alors Dieu vit tout ce qu’Il avait fait, et voici qu’Il décida de chômer un peu et Il s’endormit, et Il vit que cela aussi était très bon.
12. A Son réveil, Dieu dit : « Mon œuvre sent la merde : l’homme aurait donc été capable d’inventer quelque chose tout seul » et c’était vrai : Ses cinq créatures avaient tant et tant déféqué, pendant Son sommeil, que le Paradis n’était plus qu’une gigantesque latrine.
13. Alors Dieu prit entre Ses mains toute cette merde humaine, et Il en modela le poète ; et Il vit que c’était bon, que c’était même le meilleur parce que, enfin, la matière allait redevenir Verbe…




Mardi 12 Juillet 2011
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