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09/02/2011



L'invité du mois

Jacques DARRAS



Jacques DARRAS
BIO-BIBLIOGRAPHIE

Né en 1939 dans le Ponthieu près de la Manche, Jacques Darras compose depuis 1988 un poème en plusieurs chants, La Maye, du nom d’une petite rivière côtière du nord de la France. Il a récemment entamé le Chant VIII de ce poème sous le titre, Irruption de la Manche (Le Cri, Bruxelles, Janvier 2012) à la suite de la publication du Chant VII La Maye réfléchit (Le Cri, Bruxelles 2009) qui reprenait entre autres Moi j’aime la Belgique ! Poème parlé marché, (Gallimard L’Arbalète 2001). Le Chant IV Van Eyck et les rivières est paru en 1996 (Le Cri, Bruxelles), le Chant V Vous n’avez pas le vertige ? en 2004 (Gallimard/L’Arbalète), et le Chant VI Tout à coup je ne suis plus seul. Roman chanté compté en 2006 (Gallimard/L’Arbalète). Il a créé à Amiens en 1978 la revue in’hui (75 numéros), dont paraît aujourd’hui l’avatar annuel Inuits dans la Jungle (Le Castor Astral, 2008 et sq.), par collaboration avec les revues « Jungle » et « Phi ». Il a co-fondé le mensuel national de poésie Aujourd’hui Poème (88 numéros). Il est professeur émérite de l’Université de Picardie où il a enseigné la poésie anglo-américaine. Il a traduit Walt Whitman ( Grasset Cahiers Rouges/NRFPoésie Gallimard), Malcolm Lowry (Grasset Cahiers Rouges et Folio Denoël), Ezra Pound (collectif, Flammarion), Samuel Taylor Coleridge (NRF Poésie, Gallimard 2007), William Carlos Williams (Gallimard/La Pléïade, à paraître) Ted Hughes (Gallimard, Du monde entier, 2009), William Blake (Gallimard 2012) ainsi que de nombreux autres poètes britanniques et américains contemporains (Bunting, Hill, Mac Diarmid, Ginsberg, Ferlinghetti etc…) Il est l’auteur de plusieurs essais dont les plus récents sont Nous sommes tous des romantiques allemands (Calmann-Lévy, 2002) Nous ne sommes pas faits pour la mort ( Stock, Mars 2006), ainsi qu’une étude consacrée à la poésie de langue anglaise Les Îles gardent l’horizon, ( Hermann, Paris, 2007). Il a été l’objet d’un Colloque à l’Université de Nice en 2008 (Jacques Darras, poète de la fluidité, le Cri, Bruxelles 2010). Il a répondu aux questions du poète Yvon le Men dans À Ciel ouvert, livre d’entretiens paru aux éditions La Passe du Vent, Lyon, 2010. Trois livres de ses poèmes ont été traduits en espagnol dont le plus récent Arquelogia del agua (traducteur Miguel Veyrat/ Libros del Aire, Madrid, 2011). Il est également traduit en néerlandais (traducteur Benno Barnard) en italien, en arabe, en chinois, en allemand, en anglais etc…. Il se produit en lectures, soit seul soit en compagnie du comédien Jacques Bonnaffé (spectacle « Jacques to Jacques », en tournée depuis sa création au Théâtre de la Bastille au Printemps 2004). Il a été le premier Français et Européen invité par la BBC à prononcer les « Reith Lectures », à l’occasion de la célébration du bicentenaire de la Révolution française (1989). Il a reçu le Prix Apollinaire en 2004 et le Grand Prix de Poésie de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre, en 2006.



Jacques DARRAS
EXTRAITS D4OUVRAGES

(Extrait de Irruption de la Manche, Le Cri, Bruxelles, Janvier 2012)

RETOUR DE TOKYO

J’ai soixante-six ans
Je suis dans un avion
Je rentre de Tokyo
J’ai soixante-six ans soixante-six fois un an
Je compte jusqu’à soixante-six
Cela prend tout au plus une minute
Six secondes
Je pourrais tout aussi bien prendre mon pouls
Me tenir le poignet droit avec la main gauche
Le pouce l’index
Soixante-six pulsations par minute
Plutôt bien pour un homme de soixante-six ans
Les chiffres
Qu’avons-nous à faire des chiffres ?
La parole chiffrée s’appelle un poème
J’ai soixante-six ans
J’imagine le steward m’apporter un gâteau
Soixante-six bougies
Panne d’électricité
Chœur des passagers Japonais
Reprenant en anglais
Happy birthday to you !
Happy birthday to you !
J’ai soixante-six ans je ne dis rien à personne
Je ne dis rien à moi-même
Je ne dis rien à rien
Je ne me représente pas naissant
Il y a soixante-six ans
Je ne suis pas ma mère
Je ne suis pas la sage-femme
Onze décembre 1939 à seize heures
On attend quelqu’un
Quelqu’un va entrer dans le monde
A-t-il bien choisi son heure ?
Ne pourrait-il pas différer son entrée ?
Ne devrait-il pas attendre quatre ou cinq ans ?
11 décembre 2005
Soixante-six ans plus tard
L’avion vole au-dessus de la Sibérie
Quelque part entre Khabarovsk
Et Arkhangelsk
Quelque part entre Michel Strogoff
Et Blaise Cendrars
Quelque part entre Tchékov
Et Soljenitsyne
J’ai soixante-six ans je rentre de Tokyo
Je rentre de Corée
Je rentre de Russie
Je rentre de Finlande
Je suis dans le ventre d’un avion
Je suis bien au chaud dans le ventre d’un avion
Siège 35 J
Je suis assis près de l’issue de secours « Exit »
Je déplie mes soixante-six ans jambes tendues devant moi
Je lis les premières pages du Voyage au bout de la Nuit de Céline
Céline m’ennuie
Céline le geignard
Céline qui n'en finit pas de revenir de la guerre
De la nuit
De nulle part
Je laisse tomber Céline
J’aime le présent
J’aime les journaux
J’aime la littérature chiffrée la poésie
J’aime le chiffre soixante-six
J’aime que le six soit assis à côté du six
J’aime être douze à moi tout seul
Je suis l’alexandrin de moi-même
Je suis mon apostolat douze fois
Le grand oiseau rugisseur m’emporte sur ses ailes
Je suis avec d’autres dans le ventre métallique de la vérité
Nous ne sommes pas nés
Nous survolons la Sibérie il ne fait pas froid
Nous dormons au présent
Nous rêvons au présent
Le présent est une bête aviaire avec des moteurs qui rugissent
Roaring sixties
Le présent se raconte sa propre fable
J’ai soixante-six ans plus dix mille kilomètres de neige
Nous pourrions fondre tous d’un coup dans l’espace
Nous deviendrions flocons
Nous neigerions sur la Sibérie par moins soixante-six degrés
J’aurais soixante-six ans par moins soixante-six
Calculez !
Trouvez-vous la solution ?
J’ai soixante-six ans je ne me considère pas comme un problème
Je me résouds à avoir soixante-six ans
Je suis comme la neige
Je suis essentiellement soluble
Je sais qu’un jour je me résoudrai totalement
J’aurai quatre vingt-huit ans
J’aurai quatre vingt dix-neuf ans
J’aurai cent onze ans
J’aurai trois cent trente-trois ans
Je rendrai tous les chiffres que j’ai empruntés
Je n’aurai plus rien
D’ailleurs je n’ai jamais rien eu


(extrait d'Irruption de la Manche. Poème avec dix-huit gouaches, Le Cri, Bruxelles, Janvier 2012)

il y a de l’humain dans la voix du courlis
il y a certes de l’humain aussi dans la querelle des mouettes
il y a de l’humain dans la dispute sur la répartition des épluchures
il y a de l’humain dans la revendication des opprimés
il y a de l’humain dans la question de savoir qui opprime qui
il y a partout la musique batailleuse des humains des oiseaux
il y a aussi il y a surtout l’inimitable voix du courlis
il y a cette raucité qui tombe du ciel comme un éclair de son
il n’y a aucune voix humaine semblable en bas sur le sable
il n’y a aucun instrument de musique capable de reproduire le son
il n’y a aucune clarinette ni hautbois ni cor ni vent ni cuivre
il n’ y a aucune modulation d’onomatopée vocale approchante
il n’y a aucun miaulement d’arrière-gorge enrouée qui mime le cri
Il y a certes le sifflet stratégique des chasseurs avec les lèvres
il y a l’appel des lèvres faisant l’appeau contre les deux pouces collés
il y a une inouïe musique humaine dans sa ponctualité criante
il y a une déchirante déchirure retardée par la courbure du bec
il y a comme l’arrachement d’une portion de ciel broyée avec du sable
il y a de la terre s’appelant terrestrement depuis les hauteurs
Il y a l'inépuisable convocation d'une image d'au-delà les images
il y a ce chanter faux naturel qui nous demande de chanter vrai
il y a cet écho d’humanité douloureuse au fond de l’animal inhumain
Il y a nous par-delà nous avec les autres à la voûte de la grande volière
il y a notre discorde sonore d’avec tout ce que nous ne sommes pas
il y a du courlis impérieux dans nos voix d’hommes


Extrait de » Moi j’aime la Belgique » (L’Arbalète/ Gallimard 2001/ Réédité dans « La Maye réfléchit » ( Le Cri Bruxelles 2009)

Physiologie microcosmique de la moule bruxelloise.



Comment la dire?

La prendre, ne pas la dire.

La prendre avec les mains avant de la prendre avec les mots.

La nourriture, les mots viennent ensuite.

Le poème, la cuisine du souvenir.

De l’épice, de l’épice, de l’échalotte, de l’oignon, de l’ail, etc...etc...

Pouvez-vous peler un poème sans pleurer?

Oui, par endurcissement à la réalité.

Oui, parce que le coeur d’un poème affleure.

Nous aimons que la réalité soit dure.

Dure et tendre tout à la fois.

Mâle et femelle, yin et yang.

La moule, l’emblème de la plus vieille philosophie chinoise.

La moule, un haïku dans mon assiette.

La nacre bleue du ciel, l’intimité de ma bouche, je bois la sagesse de la mer.

Un poème naturel populaire, la moule.

Car le peuple est naturellement chinois, multiple et simple.

La moule une fois, la moule deux fois.

La moule autant de fois qu’il y a de fois pour la compter.

Comment, étant partis de Belgique, nous retrouvons-nous en Chine?

Par l’exotisme inhérent à la Nature et au poème.

Le poème est l’exote de la Nature, la Nature son hôte.

J’ôte une moule d’un caquelon de moules, l’océan ne frémit pas.

Je ne changerai pas l’ordre des vagues.

Je n’ébranlerai pas l’impassibilité du rocher.

Je pose la moule dans mon assiette et je retiens mon souffle.

Entendez-vous le bruit de la mer?

Distinguez-vous le bleu de nacre du ciel?

Cueillir, la fonction de cueillir est le sommet de l’étrangeté.

Faisons une déclaration à la moule avant de l’engloutir:

Moule, je vous ai choisie, vous serez pour toujours mon infini.

La moule, plus réaliste, n’en croit rien.

La moule ne croit pas au discours amoureux.

Elle sait qu’elle doit écarter ses coques ses cuisses de moule.

Elle s’y apprête elle se laissera faire.

Ses défenses coupantes sont une protection symbolique.

La moule, la poésie est une épice qui ne l’enflamme pas.

Appelons prose le rapport de la moule à son environnement.

La moule est une scientifique consciente.

Ne l’intéresse que ce que l’on connaît de son espèce

Miracle, elle, d’avoir été cueillie choisie sélectionnée?

C’est la faiblesse du mollusque humain de le croire.

Lui qui secrète les mots comme les larmes dans le désordre des glandes.

Attention! le calcaire peut gagner, pourrait finir par gagner.

La poésie est une dureté faussement tendre.

Par exemple je suis Normand,j’élève des naissins au bout de ma falaise.

L’à-pic, l’abrupt de mes certitudes crayeuses est devenu mon exotisme.

Je le visite tous les jours verticalement.

Mon nom, Gustave Flaubert, j’ai la respiration bi-valve.

Je méprise mon espèce, je pleure mon singulier.

La moule n’est pas romantique, absolument pas.

Cinquante litres d’eau traversent une moule en une journée.

Une moule, imaginez cinquante bouteilles d’Évian à côté d’elle sur une table.

Cela fait une belle publicité télévisée, n’est-ce pas.

Pour qui?

Pour la moule belge, l’eau de source du Mont Blanc?

Indiquez la direction à nos regards, s’il vous plaît.

Ne nous laissez pas le choix entre la prose, le poème, le poème en prose!

Nous sommes incapables de choisir, de cliquer sur la bonne flèche.

Toutes ces réflexions nous nous les faisons à Bruxelles.

Bruxelles est nom de lieu de tout lieu de l’univers où des moules se mangent.

La moule, où que vous soyez vous êtes à la mer à la plage.

La moule, contact direct avec la Zélande Zeeland.

Flamande par la provenance, wallonne par l’assonance.

Bi-valve bi-lingue je plonge le nez dans le dictionnaire de la moule.

Je disparais entre ses coques, ma bouche suçotte lèche aspire mordille.

Se fend d’une conversation sacrée avec sa fente.

Mon confessionnal janséniste provisoire, la moule.

Tête sortie de l’Évangile, mes joues fument, s’empoivrent, s’écrevissent.

Je me suis enchalotté aillez-vous en!

Ah! comme pécher est bon, ma soeur ma soeur laissez-moi vous pêcher!

Avec les mains d’abord, je vous élis je vous ai lue vous si ronde si gironde.

Le Moselle Mademoiselle la moule vous va bien vous moule si fruiteusement.

C’est une émulation, vous et moi, vous m’échappez je vous happe.

Nous conversons sans les frontières je vous dépointille pointilleusement.

Vous déshabille de vos byssus abyssalement.

L’habit salé l’Abyssinie de vos salures je m’y abîme profondément.

De mes plongées aux bénissures je sors mouillé comme un naissant.

J’ai bu la mer dans son entier vous divisée par deux moitiés etc...etc...

Telle la chaleur lyrique qu’inspire quelquefois la moule au consommateur (…)





(Inédit)
SITUATION DU PEINTRE EUGÈNE LEROY. POST-SCRIPTUM


J’écris à ma table mon clavier
Je suis dans un Dunoyer de Segonzac
Un Cézanne posthume
Un Pissaro un Utrillo
Par la fenêtre devant ma table deux grands carreaux symétriques découpés chacun par deux étais égaux
Je vois un jardin d’hiver un prunier sans ses feuilles
Je vois les hampes désséchées de roses-trémières elles attendent patiemment le 21 Mars pour refleurir
Je vois un mur en pierre
Je vois une haie voisine
Le voisin a fermé les volets violets de sa résidence secondaire
Au-dessus du toit je vois d’autres petites tuiles plates rouges
Au-dessus des tuiles l’horizon de mon œil monte jusqu’au clocher entièrement en ardoise
Girouette du coq pivotant selon le vent heures sonnant demie comprise
Au-dessus de l’église dans la moitié supérieure de la fenêtre je vois le ciel
À la seconde même d’ouest en est passent des nuages ventre gris sommet jaune pâle sous la voûte entièrement bleue d’hiver
Au fond du tableau (tableau d’extrême dix-neuvième siècle ai-je dit)
Dépasse à peine des toits dans la longueur l’esquisse l’esquive de plusieurs forêts plusieurs lisières
Bleu noir bleu vert sombre que je peindrais fauvement outremer eussè-je des gouaches un pinceau
Au lieu des mots que j’aligne sur l’écran
En forme de vers-phrases paresseusement rythmées
Nous sommes dans un Ségonzac, répétons-le, Van Gogh est à Auvers plus loin vers l’Oise vers l’ouest
Nous nous appelons Île-de-France lisière méridionale de la Picardie
Il va falloir un effort pour monter jusqu’aux Flandres au ciels de Terre d’Eugène Leroy
Il faudra franchir d’une enjambée de l’œil plus d’un siècle
Passer par l’Amérique New-York Rauschenberg la Suisse Tinguely l’Allemagne Baselitz Kieffer Richter
Il faudra beaucoup de béquilles métalliques ponts de Brooklyn de Kline de Kooning & Co.
Pour tomber à distance respectueuse d’un Flamand d’Europe directement issu de chez Rembrandt corrigé Ensor
Corrigé Ensor ? Où sont les masques ?
Mais tout est masqué, cher Cézanne d’Île-de-France, c’est le paysage qui est masqué, le paysage est une femme à sa toilette en train de refaire sa beauté dans l’intimité de son nu ---Suzanne, plus les vieillards
Impressionnant ! Il n’y a donc plus rien d’anecdotique ?
L’anecdote est enfouie l’a dit redit sans cesse Eugène Leroy!
Tout ce qui est enfoui doit repousser repoussera un jour non ?
Nous ne nous prononcerons pas pour le moment, cela dépend du climat.
Qui est pourquoi je vais au maritime absolu
À Auvers sur Oise ?
D’Auvers ou d’Orry à la Seine par l’Oise jusqu’au Havre (Baudelaire Monet adieu !) je remonte à Ostende (monsieur Spilliaert vous allez prendre froid la nuit sur la plage !) puis dépassant Anvers (Rubens quel entrepreneur !) j’arrive à Veere dans l’île Flevoland, je fais tout à l’envers (oui il y a un jeu de mots !) et là, quelques encablures plus loin que le port de Rotterdam réfléchissant à notre histoire occidentale, l’extinction de nos fossilisations pétrolières, je franchis Veere-meer, me fais passeur de Veere, de vers, Spinoze de la lunette, me frotte l’âme contre le corps et, en attendant les étincelles, Frisonne avec René (Descartes, ja !), galopant sur les sables d’Egmont-ap-Zee en compagnie de Hals, De Hoogh, Ruysdael, Hobbema et Rembrandt (quel Ajax !)
Une Heineken, à ce stade ?
Non merci, j’emporte mes réserves de Nuits Saint Georges avec moi !
Vous êtes Bourgogne ?
Totalement ! En peinture comme pour le vin, clarté des rouges, réalité en surplus d’elle-même, navigation au vers ----santé !
























Jeudi 26 Janvier 2012
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